Selon Barnier, Londres peut encore rejoindre le pacte zone euro

mercredi 14 décembre 2011 16h01
 

par Julien Toyer et John O'Donnell

BRUXELLES (Reuters) - Le commissaire européen au Marché intérieur Michel Barnier a espéré mercredi que la Grande-Bretagne rejoindrait le nouveau pacte budgétaire de la zone euro et a promis de protéger Londres et la City contre toute règle qui serait discriminatoire.

Dans une interview à Reuters, il a par ailleurs indiqué que l'approche retenue vendredi par les dirigeants des Vingt-Sept de ne plus impliquer les créanciers privés dans le sauvetage financier d'un pays ne remettait pas en question sa volonté de les voir mis à contribution dans le cas du sauvetage d'une banque.

"Tous les pays qui le veulent, et la porte est ouverte, doivent travailler à cette coordination économique de la zone euro et à ce que la zone euro fonctionne mieux", a déclaré Michel Barnier au sujet de l'accord sur une plus grande intégration de la zone euro, auquel le Premier ministre britannique David Cameron a décidé de ne pas souscrire.

"J'ai regretté personnellement que le Royaume-Uni ne soit pas dans cet accord, donc je souhaiterais qu'il puisse s'y associer (...) Ce n'est l'intérêt de personne, ni du Royaume-Uni, ni de l'Allemagne ou de la France, d'aller vers de nouvelles divisions ou de nouveaux malentendus", a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs indiqué que la Commission européenne était en elle-même une garantie pour le Royaume-Uni qu'aucune décision discriminatoire ne serait prise qui puisse mettre en danger le marché intérieur et la City.

"La non-discrimination fait partie du traité, elle est dans le traité. La Commission européenne en est garante. C'est déjà une garantie (...) C'est une garantie que nous devons donner", a-t-il insisté, tout en jugeant "inacceptables" certaines des demandes formulées par Londres afin d'accepter une révision des traités à 27, comme celle d'un droit de veto sur la régulation future des services financiers.

Il se montre néanmoins souple sur certaines des préoccupations britanniques en matière de régulation bancaire, comme la possibilité d'imposer des règles plus strictes pour les fonds propres des banques britanniques ou d'envisager une séparation des activités d'investissement et de détail.

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<p>Dans une interview accord&eacute;e &agrave; Reuters, le commissaire europ&eacute;en au March&eacute; int&eacute;rieur Michel Barnier a dit esp&eacute;rer que la Grande-Bretagne rejoindrait le nouveau pacte budg&eacute;taire de la zone euro et a promis de prot&eacute;ger Londres et la City contre toute r&egrave;gle qui serait discriminatoire. /Photo prise le 7 d&eacute;cembre 2011/REUTERS/Thierry Roge</p>