S&P dit que la zone euro pourrait avoir besoin d'un nouveau choc

lundi 12 décembre 2011 14h40
 

par Tova Cohen et Maayan Lubell

TEL AVIV (Reuters) - Standard & Poor's a de nouveau mis sous pression la zone euro lundi, son chef économiste pour l'Europe estimant qu'elle n'a plus beaucoup de temps pour résoudre ses problèmes de dette et qu'un nouveau choc financier pourrait être nécessaire pour faire bouger les lignes.

Jean-Michel Six, lors d'un colloque à Tel Aviv, a expliqué que le sommet européen de jeudi et vendredi constituait une avancée importante mais pas suffisante.

S&P a placé il y a une semaine les notes de 15 Etats de la zone euro sous surveillance avec implication négative.

Le délai entre un placement sous surveillance et une décision sur la note est généralement de trois mois environ, mais, dans le cas de la zone euro, S&P a laissé entendre qu'il pourrait être plus court.

"Il faudra sans doute un autre choc avant que tout le monde en Europe fasse la même analyse de la situation, par exemple une grande banque allemande ayant des difficultés sur le marché, ce qui est possible à court terme", a déclaré Jean-Michel Six.

"On admettrait alors que tout le monde est dans le même bateau, et que même les établissements allemands peuvent être affectés par cette contagion."

"J'ai peur que cela puisse être nécessaire", a-t-il ajouté.

L'accord conclu à Bruxelles par 26 des 27 Etats de l'Union européenne (la Grande-Bretagne refusant de s'y associer) ouvre la voie à une intégration budgétaire accrue au sein de l'Union. Mais les marchés financiers, qui l'on salué vendredi, sont repartis à la baisse lundi.   Suite...

 
<p>Lors d'une conf&eacute;rence &agrave; Tel Aviv, Jean-Michel Six, le chef &eacute;conomiste de Standard &amp; Poor's Europe, a estim&eacute; qu'il faudrait d'autres sommets de l'Union europ&eacute;enne pour r&eacute;soudre la crise de la dette et que le temps pressait mais l'accord annonc&eacute; la semaine derni&egrave;re &eacute;tait une &eacute;tape importante vers la r&eacute;solution d'une "crise de confiance". /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler</p>