9 décembre 2011 / 20:09 / il y a 6 ans

Pour Noyer, l'accord européen réduira les tensions sur les taux

<p>L'accord trouv&eacute; entre la quasi-totalit&eacute; des membres de l'Union europ&eacute;enne doit r&eacute;pondre &agrave; toutes les incertitudes et permettre de d&eacute;tendre les taux d'emprunt des Etats de la zone euro, a d&eacute;clar&eacute; vendredi sur LCI Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale europ&eacute;enne (BCE). /Photo prise le 14 juin 2011/Philippe Wojazer</p>

PARIS (Reuters) - L'accord trouvé entre la quasi-totalité des membres de l'Union européenne doit répondre à toutes les incertitudes et permettre de détendre les taux d'emprunt des Etats de la zone euro, a déclaré vendredi Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).

Interrogé sur LCI, le gouverneur de la Banque de France a ajouté que l'idée que les banques françaises puissent avoir besoin d'un soutien financier public était "totalement erronée".

Les pays de la zone euro ont entamé vendredi une vaste refondation qui doit les porter rapidement vers une plus grande intégration économique et budgétaire.

"C'est un accord qui répond à toutes les incertitudes et à toutes les critiques qui ont été formulées contre la zone euro", a dit Christian Noyer. "Ça doit permettre de détendre les taux."

"L'Europe et la zone euro en particulier vont repartir de l'avant", a-t-il ajouté. "C'est une opération réussie, il y a tous les ingrédients qu'il faut pour que la confiance revienne et que tout reparte."

Il a jugé "totalement erronée" la décision Moody's d'abaisser vendredi les notes de BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole, l'agence de notation expliquant qu'elles pourraient avoir besoin d'aides publiques.

"C'est d'ailleurs assez bizarre", a-t-il ajouté, en soulignant que les banques françaises avaient passé tous les tests de résistance et que leur besoin en capital est "très inférieur aux bénéfices qu'elles ont accumulés sur les neuf premiers mois de l'année 2011".

"BAZOOKA"

L'Autorité bancaire européenne a relevé jeudi les besoins de recapitalisation de 71 banques européennes pour qu'elles puissent faire face à la crise de la dette souveraine.

Pour les banques françaises, le déficit de capital à combler se chiffre à 7,3 milliards d'euros contre 13,1 milliards pour les banques allemandes.

Christian Noyer a jugé que malgré cette pression sur les banques, "il n'y a aucun 'credit crunch', aucun risque de credit crunch", même si l'on constate "un ralentissement très faible" de la distribution de crédits en France.

Interrogé plus largement sur les agences de notation, il a déclaré que "dans les circonstances actuelles, leurs dernières décisions sont très mal motivées".

L'une des principales agences, Standard & Poor's a mis lundi sous surveillance avec implication négative les notes de 15 pays de la zone euro, dont la France.

Interrogé sur les décisions annoncées jeudi par la BCE, notamment les lignes de financement sur trois ans, il a répondu : "Nous avons un bazooka qui passe par les banques."

"Il n'y pas besoin de quelque chose de plus massif", a-t-il ajouté. "Nous avons une façon d'injecter de la liquidité qui doit permettre de contribuer à faire baisser le taux des obligations d'Etats."

La BCE a baissé jeudi ses taux d'intérêt pour le deuxième mois d'affilée et annoncé de nouvelles mesures de soutien aux banques étranglées par la crise avec des appels d'offres pouvant aller jusqu'à trois ans.

Jean-Baptiste Vey, édité par Gilles Guillaume

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