9 décembre 2011 / 09:28 / il y a 6 ans

Paris et les Bourses européennes effacent leurs pertes

<p>Les principales Bourses europ&eacute;ennes ont effac&eacute; leurs pertes une heure apr&egrave;s l'ouverture apr&egrave;s un d&eacute;but de s&eacute;ance difficile mais la tendance reste fragile alors que doit se poursuivre vendredi un sommet d&eacute;cisif r&eacute;unissant les dirigeants europ&eacute;ens &agrave; Bruxelles. L'indice CAC 40 est en hausse de 0,68% dans les premiers &eacute;changes &agrave; 3.116,63 points vers 09h00 GMT. /Photo d'archives/REUTERS</p>

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont effacé leurs pertes une heure après l'ouverture après un début de séance difficile mais la tendance reste fragile alors que doit se poursuivre vendredi un sommet décisif réunissant les dirigeants européens à Bruxelles.

L'indice CAC 40 est en hausse de 0,68% dans les premiers échanges à 3.116,63 points vers 09h00 GMT.

La Bourse de Londres progresse de 0,15%, celle de Francfort de 0,17% et la place milanaise de 1,05%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 s'adjuge 0,47%.

A la Bourse de Paris, BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale, qui ont ouvert en nette baisse après la dégradation de leurs notes de crédit par l'agence de notation Moody's, se reprennent, gagnant respectivement 2,12%, 1,37% et 0,86%.

"Les interprétations sur les premières décisions du sommet sont très difficiles et le marché hésite", commente Thomas Kleb, responsable de la vente chez SG CIB à Paris.

Les pays de la zone euro ont entamé dans la nuit de jeudi à vendredi une vaste refondation qui, après signature d'un nouveau traité ouvert aux pays n'utilisant pas la monnaie unique, doit les porter vers une plus grande intégration budgétaire.

Au terme de leur seizième sommet depuis le début de la crise de la dette fin 2009 et après plus de 10 heures d'intenses tractations, ils se sont entendus sur ce nouveau "pacte", qui repose notamment sur un contrôle plus strict des budgets nationaux, ainsi que sur une réforme limitée du futur mécanisme européen de stabilité, qui sera désormais épaulé par la BCE.

L'Allemagne rejetait toujours plusieurs mesures du projet de conclusions du sommet européen, notamment la possibilité d'octroyer une licence bancaire au futur mécanisme de soutien à l'euro et la création d'euro-obligations.

"Même si les dirigeants se montrent confiants, ceux-ci voudraient avant tout que les marchés soient rassurés par les dernières mesures qui ont été votées. Or pour l'instant, les opérateurs n'étaient que moyennement convaincus. En effet, toutes les mesures qui étaient secrètement espérées ont été écartées à savoir la mise en place des « euro obligations » et le rachat de dette par la BCE", commente Saxo Banque.

Signe de la nette dégradation des conditions de financement des banques européennes dans le contexte de crise de la zone euro, l'agence de notation Moody's a abaissé les notes de crédit des trois principales banques françaises BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole.

Catherine Monin pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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