Paris retarderait la réorganisation de la direction d'EADS

jeudi 8 décembre 2011 21h40
 

PARIS (Reuters) - Le conseil d'administration d'EADS s'est terminé jeudi sans aucune décision définitive sur la réorganisation de la direction du groupe prévue pour la mi-2012, Paris demandant plus de temps pour régler un dossier diplomatiquement sensible, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier.

Plusieurs médias avaient anticipé une décision dès ce jeudi sur cette réorganisation, qui devrait notamment voir Tom Enders, l'actuel patron d'Airbus, succéder à Louis Gallois à la présidence exécutive du groupe d'aérospatiale et de défense.

"Le gouvernement français veut plus d'informations sur l'évolution du processus", a déclaré l'une des sources.

Un analyste au fait des décisions franco-allemandes concernant EADS a dit que Paris avait, de manière inattendue, bloqué le processus.

"Le gouvernement français ne pense pas que le moment est opportun", a dit cet analyste, sous couvert d'anonymat.

Personne n'était immédiatement disponible pour commenter ces informations au ministère français de l'Economie.

Le prochain conseil d'administration est programmé pour janvier.

Le principe du jeu de "chaises musicales" au sein de la direction, censé être soumis aux actionnaires à l'assemblée générale du 31 mai 2012, n'est pas remis en question.

Conformément à l'accord conclu entre Paris et Berlin en 2007 pour apaiser les relations entre les deux pays au sein d'EADS, l'Allemand Tom Enders devrait céder la présidence exécutive d'Airbus à un Français, Fabrice Brégier, l'actuel n°2 de l'avionneur.   Suite...

 
<p>Tom Enders, l'actuel patron d'Airbus, favori pour succ&eacute;der &agrave; Louis Gallois &agrave; la pr&eacute;sidence ex&eacute;cutive du groupe d'a&eacute;rospatiale et de d&eacute;fense (EADS). Selon des sources proches du dossier, le conseil d'administration d'EADS s'est termin&eacute; jeudi sans aucune d&eacute;cision d&eacute;finitive sur la r&eacute;organisation de la direction du groupe pr&eacute;vue pour la mi-2012, Paris demandant plus de temps pour r&eacute;gler un dossier diplomatiquement sensible. /Photo prise le 17 janvier 2011/REUTERS/Jean-Philippe Arles</p>