Les banques européennes doivent trouver 115 milliards d'euros

jeudi 8 décembre 2011 19h52
 

FRANCFORT (Reuters) - L'Autorité bancaire européenne (ABE) a revu jeudi à la hausse les besoins de recapitalisation de 71 banques européennes et les estime désormais à près de 115 milliards d'euros, afin de leur permettre de faire face à la crise de la dette souveraine.

Cette somme de 114,7 milliards est supérieure de 8% aux 106,4 milliards d'euros encore estimés fin octobre. Les banques ont jusqu'au 20 janvier pour présenter leur plan de recapitalisation qui devra ensuite être mis en oeuvre et bouclé d'ici la fin juin 2012.

Pour les banques françaises, le déficit de capital à combler se chiffre à 7,3 milliards d'euros contre 13,1 milliards pour les banques allemandes.

Des quatre grandes banques françaises, seul le groupe BPCE (banque populaire-Caisse d'épargne), maison-mère de Natixis, voit ses besoins de fonds propres supplémentaires revus à la hausse par l'ABE. Elle les chiffre à 3,7 milliards d'euros.

"Cet accroissement a d'ores et déjà été compensé par l'opération de rachat de titres super subordonnés, réalisée le 28 octobre 2011", a réagi le groupe mutualiste dans un communiqué.

En revanche, BNP Paribas et Société générale ont des besoins de recapitalisation revus à la baisse. L'ABE a également confirmé que le groupe Crédit agricole n'avait pas besoin de renforcer ses fonds propres.

La SocGen a réagi en réaffirmant qu'elle atteindrait les exigences de l'ABE sans faire appel au marché et sans solliciter de fonds publics.

"Le chiffre (de 2,1 milliards d'euros, NDLR) est d'ores et déjà réduit de 360 millions d'euros après impôts grâce au gain en capital réalisé suite au succès de l'opération de rachat de certains titres de dette fin novembre-début décembre 2011", explique le groupe.

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<p>L'Autorit&eacute; bancaire europ&eacute;enne (ABE) a revu jeudi &agrave; la hausse les besoins de recapitalisation de 71 banques europ&eacute;ennes et les estime d&eacute;sormais &agrave; pr&egrave;s de 115 milliards d'euros, afin de leur permettre de faire face &agrave; la crise de la dette souveraine. /Photo prise le 8 d&eacute;cembre 2011/REUTERS/John Schults</p>