Un responsable de S&P juge l'accord franco-allemand "prometteur"

mardi 6 décembre 2011 20h26
 

NEW YORK (Reuters) - L'accord conclu entre la France et l'Allemagne pour renforcer l'intégration budgétaire entre les Etats européens est "prometteur" et pourrait permettre d'éviter à certains Etats de la zone euro un abaissement de leur note de crédit, a déclaré mardi un responsable de Standard & Poor's.

Frank Gil, chargé des notations de la zone Europe chez S&P, a estimé que le sommet européen de vendredi pourrait être une réussite si les dirigeants européens montrent qu'ils ont une stratégie de relance de la croissance et de mutualisation des risques financiers et budgétaires.

"Cela pourrait être au moins ce qu'on a déjà entendu de la part de la France et de l'Allemagne et qui a l'air prometteur: une transition vers une sorte de transfert budgétaire, une sorte de partage budgétaire", a-t-il déclaré à Reuters Insider.

S&P a annoncé lundi qu'elle pourrait abaisser la note de pratiquement tous les pays de la zone euro, y compris des pays les mieux notés comme la France et l'Allemagne, si leurs dirigeants ne parvenaient pas à se mettre d'accord pour résoudre la crise de la dette dans la région.

Autre question qui devra être résolue, estime Frank Gil : organiser le sauvetage des banques européennes sans mettre en danger les finances de tel ou tel pays.

"Nous avons aussi souligné par le passé la nécessité d'en partie découpler le risque du secteur souverain du risque du secteur financier en créant un mécanisme qui pourrait recapitaliser les banques européennes indépendamment" de l'Etat souverain dont elles dépendent, a déclaré le responsable.

Walter Brandimarte, Catherine Monin et Danielle Rouquié pour le service français

 
<p>Angela Merkel et Nicolas Sarkozy lundi &agrave; l'Elys&eacute;e. Pour Frank Gil, charg&eacute; des notations de la zone Europe chez S&amp;P, l'accord conclu entre la France et l'Allemagne pour renforcer l'int&eacute;gration budg&eacute;taire entre les Etats europ&eacute;ens est "prometteur" et pourrait permettre d'&eacute;viter &agrave; certains Etats de la zone euro un abaissement de leur note de cr&eacute;dit. /Photo prise le 5 d&eacute;cembre 2011/REUTERS/John Schults</p>