"Merkozy", comment la montagne accouche d'une souris

lundi 5 décembre 2011 19h47
 

par Julien Toyer

BRUXELLES (Reuters) - Attendu comme l'acte fondateur d'une union budgétaire au sein de la zone euro, l'accord de lundi entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel offre peu de nouveautés et laisse - une fois encore - le sort de la monnaie unique entre les mains de la BCE.

Le conseil des gouverneurs de l'institut de Francfort se réunit ce jeudi pour décider d'une éventuelle baisse des taux, au moment où le risque de récession se précise, et de nouvelles mesures de liquidités à moyen et long terme pour les banques, alors que plane la menace d'un resserrement du crédit.

Plusieurs sources ont indiqué à Reuters ces derniers jours que la Banque centrale européenne pourrait par ailleurs être amenée à intensifier ses interventions sur le marché obligataire si les pays de la zone euro avançaient vers un nouveau "pacte budgétaire".

Les annonces franco-allemandes, très avares en nouveautés sur ce front, placent toutefois un point d'interrogation sur ce rôle plus actif de la banque en soutien aux pays en difficulté.

Tout d'abord, l'Allemagne et la France ont réitéré leur opposition à la création d'euro-obligations, considérées par de nombreux économistes comme une réponse structurelle nécessaire.

"Les eurobonds se sont en aucun cas une solution à la crise", a dit Nicolas Sarkozy, qui s'est déclaré en accord avec Angela Merkel sur ce point.

Ensuite, sur la question des sanctions automatiques, le président français et la chancelière allemande ont insisté sur leur volonté de les voir être généralisées dans le pacte de stabilité et de croissance. Or, cette disposition existe déjà depuis octobre et ils l'avaient initialement combattue.

PEU DE NOUVEAUX ÉLÉMENTS   Suite...

 
<p>Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annonc&eacute; lundi un accord attendu et pr&eacute;sent&eacute; comme l'acte fondateur d'une union budg&eacute;taire au sein de la zone euro. Mais celui-ci laisse en r&eacute;alit&eacute; la place &agrave; peu de nouveaut&eacute;s et le sort de la monnaie unique reste entre les mains de la Banque centrale europ&eacute;enne. /Photo prise le 5 d&eacute;cembre 2011/REUTERS/John Schults</p>