L'Italie à l'heure de l'austérité

lundi 5 décembre 2011 16h45
 

par Gavin Jones et Steve Scherer

ROME (Reuters) - L'Italie, sans le nouveau programme d'austérité de 30 milliards d'euros présenté ce week-end, aurait risqué de se retrouver dans une situation similaire à celle de la Grèce, a déclaré lundi le nouveau président du Conseil, Mario Monti.

Soulignant les conséquences potentiellement catastrophiques de l'inaction, il a expliqué devant la presse étrangère que les nouvelles mesures d'austérité pourraient, certes, peser sur la croissance mais qu'elles permettraient de retrouver confiance et aider ainsi l'économie.

"Sans ce programme, nous pensons que l'Italie se serait effondrée, que l'Italie se retrouverait dans une situation similaire à celle de la Grèce", a déclaré le chef du gouvernement italien.

Approuvé dimanche en conseil des ministres, le dispositif, qui prévoit 30 milliards d'euros d'économie et de recettes supplémentaires en mêlant hausses d'impôts, réforme des retraites et mesures de relance de l'activité, doit assainir les comptes publics de la troisième économie de la zone euro et enrayer la crise de la dette.

Vingt milliards serviront à la réduction du déficit budgétaire; les dix milliards restants devront soutenir l'activité économique.

Le plan Monti, intitulé "Salvare l'Italia" (sauver l'Italie), a ensuite été présenté à la Chambre. Le gouvernement a choisi de recourir à la procédure du décret-loi, ce qui signifie que l'ensemble des mesures prennent effet immédiatement mais que Mario Monti devra obtenir dans un délai de 60 jours le soutien du Parlement.

Si l'Italie ne peut inverser la spirale négative sur sa dette, a dit le président du Conseil aux députés, l'avenir de la zone euro pourrait être mis en doute.

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<p>L'Italie, sans la nouvelle cure d'aust&eacute;rit&eacute; de 30 milliards d'euros pr&eacute;sent&eacute; ce week-end, aurait risqu&eacute; de se retrouver dans une situation similaire &agrave; celle de la Gr&egrave;ce, a d&eacute;clar&eacute; lundi le pr&eacute;sident du Conseil, Mario Monti. /Photo prise le 5 d&eacute;cembre 2011/REUTERS/Tony Gentile</p>