Le CAC 40 devrait croître de 9% d'ici fin 2012

jeudi 1 décembre 2011 16h27
 

par Alexandre Boksenbaum-Granier et Blaise Robinson

PARIS (Reuters) - L'indice CAC 40 devrait progresser d'environ 9% entre son niveau actuel et la fin de l'année 2012, une croissance toutefois insuffisante pour effacer les pertes de cet été alors que la situation des finances publiques restera au coeur des préoccupations, selon une enquête Reuters publiée jeudi.

Le sondage trimestriel mené auprès d'une trentaine d'analystes et gérants de fonds sur la semaine écoulée montre que l'indice phare de la place parisienne devrait atteindre 3.425 points d'ici fin décembre 2012, contre 3.154,62 points enregistrés mercredi à la clôture et 3.671,28 points fin juillet.

Le nouveau sondage montre que le CAC 40 devrait en revanche rester pratiquement stable d'ici fin juin 2012, date à laquelle il est vu à 3.200 points, contre 3.450 points visés lors de la précédente enquête Reuters. Cette tendance est bien meilleure que celle observée sur le marché des contrats à terme puisque les futures sur le CAC 40 à échéance juin se négociaient mercredi à 3.062 points.

"Les craintes persistantes concernant les dettes souveraines de la zone euro vont amener les responsables à poursuivre leurs réformes et leur action commune", estime Arnaud Poutier, directeur général adjoint d'IG Markets France.

"Même si pour l'heure aucune piste n'est privilégiée et des dissonances persistent, plusieurs solutions (émission d'euro-obligations, harmonisation fiscale et soutien de la BCE notamment) se dessinent et devraient finir par aboutir lors des prochains mois", ajoute-t-il.

"UNE VOLATILITÉ ANORMALE MAIS JUSTIFIÉE"

Les analystes, qui soulignent la faiblesse des valorisations des actions, mettent cependant en garde contre la volatilité des marchés qui devrait rester forte alors que l'indice de volatilité de l'EuroStoxx 50 a renoué durant l'été avec ses niveaux de la fin de l'année 2008.

"Compte tenu d'une volatilité anormale mais justifiée du fait des problèmes politiques européens et d'une crise de liquidité, on peut assister à court terme à des baisses ou des hausses violentes des marchés", prévient Joffrey Ouafqa, analyste-gérant chez Convictions AM.   Suite...