L'Eurogroupe planche sur le FESF et se tournerait vers le FMI

mardi 29 novembre 2011 22h03
 

par Julien Toyer

BRUXELLES (Reuters) - Empêtrés dans une difficile réforme du Fonds européen se stabilité financière, les pays de la zone euro envisageaient mardi soir de solliciter une aide supplémentaire du FMI, alors que la pression sur la monnaie unique ne faiblit pas.

Deux ans après avoir éclaté, la crise de la dette menace de faire dérailler l'économie mondiale et s'aggrave un peu plus chaque jour, l'Italie ayant dû concéder lundi matin des rendements de près de 8% pour placer des obligations à trois ans et de 7,5% pour du papier à 10 ans, en très nette hausse par rapport à octobre.

Ces coûts, similaires à ceux qui avaient déclenché les plans d'aide internationale à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal, sont jugés intenables au-delà de quelques semaines, d'autant que Rome devra refinancer pas moins de 150 milliards d'euros de dette entre février et avril prochains.

Avant que ne s'ouvre la réunion mensuelle de l'Eurogroupe, plusieurs ministres des Finances de la zone euro ont dit que le Fonds monétaire international pourrait devoir fournir une aide supplémentaire à l'Europe, sans doute en s'appuyant sur des fonds européens.

"Nous allons devoir nous tourner vers le FMI, qui peut rendre disponible des fonds supplémentaires pour notre fonds d'urgence. Je pense que les pays en Europe et hors d'Europe devraient être prêts à donner plus d'argent au FMI", a déclaré le ministre néerlandais Jan Kees de Jager.

Le FMI pourrait également être mis à contribution pour que la BCE puisse venir en aide, indirectement, aux pays de la zone euro en difficulté.

Selon des sources européennes, l'une des options envisagées serait que l'institut de Francfort, via les banques centrales nationales, prête des fonds au FMI pour que ce dernier les prête ensuite à l'Italie ou à l'Espagne.

Ce système permettrait de ne pas violer les traités européens, qui stipulent que la BCE ne peut pas financer directement la dette des Etats.   Suite...