November 29, 2011 / 6:18 PM / 6 years ago

François Fillon appelle à la poursuite de la RGPP après 2012

3 MINUTES DE LECTURE

<p>Fran&ccedil;ois Fillon mardi &agrave; l'Assembl&eacute;e. Le Premier ministre a estim&eacute; que renoncer &agrave; la R&eacute;vision g&eacute;n&eacute;rale des politiques publiques, ensemble de mesures qui a permis selon Bercy d'&eacute;conomiser 15 milliards entre 2009 et 2013, serait un non-sens "absolu". Le non-remplacement d'un fonctionnaire partant en retraite sur deux est l'un des points phares de cette RGPP. /Photo prise le 29 novembre 2011/Charles Platiau</p>

PARIS (Reuters) - Renoncer à la Révision générale des politiques publiques (RGPP) constituerait un non-sens "absolu", a estimé mardi François Fillon, avant d'appeler à la poursuite de la réforme de l'Etat en 2012.

Dans un discours prononcé en clôture d'un séminaire consacré à cet exercice qui vise à réduire le budget de fonctionnement de l'Etat, le Premier ministre a mis en avant le bilan du gouvernement en la matière et exclu tout retour en arrière.

"La RGPP est devenu un sigle, j'en conviens peu séduisant, et certains en profitent pour l'affubler de tous les maux alors que c'est une idée pragmatique, que de nombreux pays étrangers ont eu le courage de formuler et d'appliquer avant nous", a-t-il dit.

"Abandonner la RGPP serait un non-sens absolu. Ceux qui proposent un retour en arrière accréditent l'idée que l'Etat est un Léviathan immuable, hors du temps, non tenu de rendre des comptes, loin des préoccupations de nos concitoyens", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a annoncé que le gouvernement rendrait public en décembre un rapport destiné à faire le point complet sur les derniers chantiers en cours de la RGPP qui, selon Bercy, devrait avoir permis à l'Etat d'économiser plus de 15 milliards d'euros entre 2009 et 2013.

"La RGPP ne doit en aucun cas s'arrêter en 2012. Le prochain quinquennat aura la responsabilité d'approfondir tout ce que nous avons engagé", a poursuivi François Fillon.

La RGPP, lancée en 2007 après l'élection du président Nicolas Sarkozy, s'appuie sur quelque 450 mesures destinées à améliorer l'efficacité de l'Etat. L'une de ses applications phares, le non-remplacement, en moyenne, d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, est vivement contestée par la gauche et les syndicats.

Sur la période 2008-2012, 150.000 postes auront été supprimés dans la fonction publique.

Matthias Blamont, édité par Yves Clarisse

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