Le chômage se rappelle au bon souvenir des candidats

lundi 28 novembre 2011 12h18
 

PARIS (Reuters) - L'augmentation du chômage, qui devrait bientôt frôler, voire dépasser 10% de la population active française, risque de jouer un rôle majeur dans la campagne pour la présidentielle de 2012.

Les chiffres d'octobre, annoncés ce lundi à 18h00, seront mauvais, a déjà fait savoir le ministre du Travail et de l'Emploi, Xavier Bertrand, ramenant ainsi le débat politique sur une préoccupation majeure des électeurs.

Comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, l'agence de notation Moody's a fait savoir que l'aggravation de la crise financière dans la zone euro pesait sur les perspectives de notation de la dette souveraine de tous les pays européens.

La France se savait déjà en première ligne après que les trois principales agences de notation l'ont avertie qu'une intensification de la crise mettrait en danger son fameux "triple A" qui lui permet d'emprunter à des taux avantageux.

Dans ce contexte troublé, l'accroissement du chômage est la dernière chose que pouvait souhaiter le gouvernement, qui se retrouve confronté à une tâche compliquée : remporter une élection présidentielle avec un taux de chômage autour de 10%.

L'objectif de 9% que s'était fixé Xavier Bertrand pour fin 2011 est en effet hors d'atteinte, de l'aveu même du ministre.

"On ne les tiendra pas maintenant (les 9%)", a concédé dès dimanche un ministre du Travail pour lequel les mois se suivent et se ressemblent puisqu'en septembre, déjà, le nombre de demandeurs d'emploi avait atteint son plus haut niveau depuis début 2000 à 2.780.500 pour la catégorie A, la plus observée.

"La vérité c'est que les chiffres de l'emploi ne seront pas bons et chacun sait qu'ils ne peuvent pas être bons à cause d'une crise dont on ne sort pas encore et une crise qui parfois même, sur le terrain, s'intensifie", a expliqué Xavier Bertrand sur RTL et LCI.

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<p>L'augmentation du ch&ocirc;mage, qui devrait bient&ocirc;t fr&ocirc;ler, voire d&eacute;passer 10% de la population active fran&ccedil;aise, risque de jouer un r&ocirc;le majeur dans la campagne pour la pr&eacute;sidentielle de 2012. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard/</p>