Bruxelles et Paris écartent toute renégociation sur Dexia

mercredi 23 novembre 2011 17h17
 

par Jean-Baptiste Vey et Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - La Belgique et la France ont exclu mercredi toute renégociation de l'accord d'octobre sur le sauvetage de Dexia, même si Paris laisse la porte ouverte à des garanties publiques temporaires pour la banque franco-belge.

Une convention temporaire de garanties permettrait de garantir les besoins de financement de Dexia, contrainte au démantèlement en pleine crise de la dette en zone euro, le temps que le plan de scission soit approuvé par la Commission européenne.

Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a d'ailleurs fait savoir qu'un accord avec l'exécutif européen sur le sauvetage de Dexia était attendu "dans les prochains jours".

"L'accord (sur Dexia, NDLR) est conclu depuis déjà le mois d'octobre entre les trois Etats, nous ne changeons pas cet accord", a déclaré à Reuters Didier Reynders.

"La seule chose que l'on fait, c'est de voir comment obtenir l'autorisation d'avancer de la Commission européenne", a-t-il ajouté en marge d'une réunion à l'OCDE pour présenter la candidature de Liège à l'exposition universelle de 2017.

Le ministre français de l'Economie, François Baroin, avait déjà démenti mardi l'hypothèse d'une nouvelle négociation des termes du sauvetage de Dexia, évoquée ces derniers jours par la presse belge.

La Belgique, la France et le Luxembourg ont décidé en octobre d'apporter à la banque des garanties publiques pour des emprunts allant jusqu'à 90 milliards d'euros sur les 10 prochaines années, et ce à hauteur de 60,5%, de 36,5% et 3% respectivement.

Mais, selon le quotidien belge De Tijd, l'absence d'accord définitif et de feu vert de Bruxelles se traduit pour la banque par un besoin urgent de liquidités d'environ 30 à 40 milliards d'euros.   Suite...