La crise de la dette en Europe n'est pas finie, prévient Trichet

samedi 29 octobre 2011 15h20
 

BERLIN/PARIS (Reuters) - Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, estime que la crise de la dette souveraine en Europe n'est pas terminée et qu'il est trop tôt pour estimer que les voyants sont revenus au vert.

Dans des entretiens accordés aux journaux allemand Bild am-Sonntag et français Le Monde, celui qui cédera mardi 1er novembre sa place à Mario Draghi se dit toutefois confiant dans la capacité des gouvernements de la zone euro à rétablir une stabilité financière.

Selon lui, cela exige que le Pacte de stabilité soit global et qu'il soit mis en application d'une manière vigoureuse.

L'accord dégagé cette semaine à Bruxelles par les dirigeants de l'Union européenne doit selon lui entrer dans les faits de façon très précise et rapide. "Cela est absolument déterminant", affirme-t-il dans Bild.

Le patron de la BCE promet en outre une vigilance de la BCE pour surveiller les progrès réalisés par les gouvernements dans l'application des réformes et estime que le temps est venu de "passer à l'action".

"La crise n'est pas terminée", juge-t-il dans un entretien dont une version a été publiée samedi.

"Mais après les décisions prises cette semaine, je reste confiant dans la capacité des gouvernements à réussir à rétablir la stabilité financière", ajoute-t-il.

ÉTAT D'ALERTE PERMANENT

Dans Le Monde daté de dimanche, Jean-Claude Trichet souligne l'importance pour la BCE d'être "en état d'alerte permanent" et loue les qualités de son successeur.   Suite...

 
<p>Le pr&eacute;sident de la Banque centrale europ&eacute;enne (BCE), Jean-Claude Trichet, estime que la crise de la dette souveraine en Europe n'est pas termin&eacute;e et qu'il est trop t&ocirc;t pour estimer que les voyants sont revenus au vert. /Photo prise le 24 octobre 2011/REUTERS/Thomas Peter</p>