La crise européenne menace l'économie US, selon la Fed

jeudi 20 mai 2010 20h22
 

par Pedro Nicolaci da Costa

WASHINGTON (Reuters) - La crise de la dette européenne constitue un risque "potentiellement important" pour la reprise économique américaine car elle menace les marchés de crédit et le commerce mondial, a estimé jeudi Daniel Tarullo, un des gouverneurs de la Réserve fédérale.

Pour ce responsable de la Fed, si la crise de la dette européenne n'est pas contenue, cela pourrait entraîner un gel des marchés financiers et provoquer une crise mondiale semblable à celle de la fin de 2008.

Jusqu'à la semaine dernière, les représentants de la banque centrale américaine avaient minimisé les effets potentiels des difficultés européennes sur l'économie américaine.

"Les problèmes européens de dette souveraine sont un contretemps potentiellement important", a déclaré Daniel Tarullo selon le texte d'un témoignage destiné à deux sous-commissions parlementaires.

L'intervention de ce gouverneur intervient alors que les marchés financiers internationaux sont plombés par la confusion et le manque d'unité affichés par les dirigeants politiques européens pour régler leurs difficultés.

"Les investisseurs sont conscients que ce plan ne peut pas supprimer en fin de compte la nécessité de véritables, et probablement douloureuses, réformes budgétaires dans la zone euro", estime Daniel Tarullo en référence au plan de stabilisation de 750 milliards d'euros mis en place par l'Union européenne avec l'aide du Fonds monétaire international (FMI).

RISQUE DE PERTES ACCRUES POUR LES BANQUES US

"Si les problèmes des Etats périphériques européens s'étendent jusqu'à créer de nouvelles difficultés au sein de l'Europe, les banques américaines seront confrontées à des pertes accrues sur leur exposition d'ensemble au crédit qui est très importante", a-t-il prévenu.   Suite...

 
<p>Selon Daniel Tarullo, l'un des gouverneurs de la Fed, la crise de la dette europ&eacute;enne pourrait, si elle n'est pas contenue, entra&icirc;ner un gel des march&eacute;s financiers et provoquer une crise mondiale semblable &agrave; celle de la fin de 2008. Jusqu'&agrave; la semaine derni&egrave;re, la banque centrale am&eacute;ricaine minimisait les effets potentiels des difficult&eacute;s europ&eacute;ennes sur l'&eacute;conomie am&eacute;ricaine. /Photo d'archives/REUTERS/Molly Riley</p>