Au G20, Londres se rallie au projet de taxe Tobin
par Sumeet Desai et Huw Jones
ST ANDREWS, Ecosse (Reuters) - La Grande-Bretagne s'est ralliée samedi au projet de taxe sur les transactions boursières pour financer à l'avenir d'éventuels plans de sauvetage des banques et a invité ses partenaires du G20, réunis en Ecosse, à avancer sur le financement de la lutte contre le réchauffement climatique.
Dans un projet de déclaration finale obtenu par Reuters, les représentants de groupe, qui rassemble les principaux pays industrialisés et en développement, se félicitent par ailleurs des signes de reprise de l'économie, mais la jugent toujours dépendante des fonds publics injectés après la crise financière de l'automne 2008.
Les ministres des Finances du G20, réunis pour la troisième fois cette année, se sont en outre engagés à adopter d'ici janvier un calendrier détaillé pour la mise en oeuvre d'un processus d'évaluation mutuelle de leurs économies.
"Pour rétablir la santé de l'économie mondiale et du système financier, nous sommes convenus de poursuivre les mesures de soutien jusqu'à ce que ce rétablissement soit assuré", écrivent-ils, jugeant par ailleurs que le chômage reste une préoccupation majeure.
Depuis l'éclatement de la crise financière, les responsables politiques cherchent les moyens d'éviter à l'avenir d'avoir renflouer les banques dans l'urgence en puisant dans l'argent des contribuables.
C'est dans ce cadre que l'idée de la taxe Tobin sur les transactions financières, du nom de l'économiste James Tobin, a resurgi. Le Premier ministre britannique Gordon Brown, soucieux de défendre les intérêts de la City, était jusqu'à présent sur la défensive.
"Des propositions ont été émises sur une commission de garantie qui reflète le risque systémique, un fonds de règlement, des arrangements sur les capitaux ou bien encore une taxe globale sur les transactions", a-t-il déclaré samedi aux ministres des Finances du G20.
"PROPOSITIONS LÉGITIMES" Suite...

