Départ du patron d'Opel après l'échec de la cession

vendredi 6 novembre 2009 23h36
 

par Christiaan Hetzner et Angelika Gruber

FRANCFORT (Reuters) - General Motors a annoncé vendredi le départ du responsable de ses activités en Europe Carl-Peter Forster, trois jours après la décision du constructeur automobile de renoncer à vendre Opel.

Carl-Peter Forster, fils d'un diplomate allemand et ancien dirigeant de BMW, était présenté comme celui qui aurait pris la tête d'Opel s'il avait été cédé au canadien Magna comme cela avait été prévu initialement.

"Soucieux d'éviter les conflits et privilégiant les solutions mutuelles, il était un expert de l'automobile hors pair et est intervenu avec énergie dans le développement de nouveaux modèles tels que la Corsa, l'Insignia et l'Astra", a-t-on expliqué de source interne à la société.

Il devrait être remplacé, au moins temporairement, par Nick Reilly, le responsable de ses opérations internationales de GM et également de la marque Chevrolet, a-t-on indiqué de source proche du dossier.

Par ailleurs, un haut dirigeant de GM, Bob Lutz, qui a accepté de différer son départ à la retraite pour diriger le marketing du groupe au niveau mondial, deviendra président du conseil de surveillance d'Opel, dit-on de source au fait du dossier.

Déjà au conseil de surveillance d'Opel, Bob Lutz, 77 ans, conservera ses fonctions, ajoute-t-on.

GM a provoqué un tollé à Berlin mais aussi à Moscou lorsqu'il a renoncé à vendre une participation de 55% dans Opel à Magna et à son associé russe Sberbank.

Le Spiegel Online, qui a annoncé le premier du départ de Carl-Peter Forster, estime que le choix de Nick Reilly pour remplacer Carl-Peter Foster est une provocation de plus envers le personnel d'Opel, déjà furieux de la volte-face de General Motors.  Suite...

 
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