Lafarge juge une reprise possible en 2010
par Gilles Guillaume et Leila Abboud
PARIS (Reuters) - Lafarge juge maintenant une reprise possible en 2010 au vu des signes de stabilisation émanant de plusieurs marchés développés, comme les États-Unis, a déclaré le P-DG du premier cimentier mondial dans une interview à Reuters.
"La situation de l'évolution des prix, le nombre de transactions, le niveau des stocks et les indications de démarrage de chantiers vous donnent des idées sur la possibilité d'une reprise", a indiqué Bruno Lafont à propos des perspectives sur le marché américain de la construction résidentielle.
Ce dernier semble parti pour tomber en 2009 à 500.000 logements, contre une moyenne annuelle récente de 1,3 million, du jamais vu en 50 ans.
Le mexicain Cemex, numéro trois mondial du ciment et leader sur le marché américain depuis qu'il a racheté l'australien Rinker en 2007, a déclaré lui aussi fin octobre anticiper un rebond des volumes aux États-Unis l'an prochain.
"Sur la base de l'idée d'une stabilisation à un très bas niveau des marchés développés et de quelques signes positifs, qui sont des signes avancés, un certain redémarrage pourrait avoir lieu dans certains pays à partir de la deuxième partie de 2010, donc une certaine reprise", a ajouté Bruno Lafont.
Le P-DG de Lafarge, qui attend pour 2009 une baisse de 6 à 8% des volumes de demande sur l'ensemble des marchés où il est présent, a refusé en revanche de formuler une hypothèse pour l'an prochain.
"Une stabilisation, ça veut dire qu'on est au fond, qu'on ne descend pas plus bas", a simplement répondu Bruno Lafont.
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