Opel tente de faire bonne figure après le choix de GM

mercredi 4 novembre 2009 15h25
 

DETROIT/FRANCFORT (Reuters) - Opel a tenté de faire bonne figure mercredi, au lendemain de la décision de General Motors de conserver sa filiale allemande au lieu de la céder, comme il était convenu après plusieurs mois de négociations, à l'équipementier canadien Magna.

Ce revirement, que GM a justifié en mettant en avant l'intérêt stratégique d'Opel et des signes d'amélioration dans l'industrie automobile, a été très critiqué en Allemagne et, à l'inverse, salué en Grande-Bretagne.

Camouflet pour la chancelière Angela Merkel, la décision accroît le risque d'un conflit entre GM et les syndicats allemands et pose la question de savoir comment le constructeur américain compte financer un plan de restructuration qu'il évalue à trois milliards d'euros.

"La décision du conseil d'administration de GM clarifie la situation d'Opel/Vauxhall", a déclaré Opel dans un court communiqué.

La décision de conserver Opel a été prise lors d'un conseil d'administration organisé alors que la Commission européenne avait demandé à GM de confirmer sa volonté de vendre Opel.

En décidant de ne pas vendre le constructeur allemand, GM effectue une volte-face qui vient écrire une nouvelle page d'un feuilleton démarré voilà plusieurs mois.

Au terme d'une compétition féroce, le canadien Magna, allié à la banque russe Sberbank, avait été choisi par GM pour acquérir 55% d'Opel.

ANGELA MERKEL PRISE AU DÉPOURVU

Jugeant "totalement inacceptable" l'attitude de GM, le ministre allemand de l'Economie Rainer Brüderle a déclaré mercredi que le groupe américain devrait rembourser le prêt relais mis en place par l'Etat fédéral en mai dernier.  Suite...

 
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