Les syndicats restent opposés à la cession d'Areva T&D
PARIS (Reuters) - L'offre de rachat d'Areva transmission et distribution (T&D) du tandem français Alstom-Schneider est celle qui présente le plus de dangers pour l'emploi, déclarent des membres du comité de groupe européen (CGE) d'Areva.
Les offres concurrentes de rachat de T&D de l'américain General Electric et du japonais Toshiba représentent elles aussi des dangers d'un point de vue social, ont-ils cependant ajouté en réitérant leur opposition au principe même d'une cession d'Areva T&D, qui n'est selon eux pas indispensable au financement du groupe nucléaire.
"Aucune des trois offres n'est valable du point de vue des salariés et, la pire de toutes, c'est bien celle d'Alstom et Schneider", a déclaré lors d'une conférence de presse Bruno Blanchon, délégué CGT et membre du CGE d'Areva.
"La vente de T&D n'a aucun sens industriel et stratégique (...), nos actionnaires privent la France et ses citoyens d'un atout industriel et humain majeur, avec la perte possible de milliers d'emplois européens", a de son côté déclaré Maureen Kearney (CFDT), secrétaire du CGE.
Evoquant le projet d'Alstom de reprendre la partie transmission (haute tension) de T&D tandis que Schneider récupèrerait la distribution (moyenne tension), le CGE souligne que cette opération poserait des problèmes de concurrence car la part de marché cumulée de Schneider et d'Areva distribution s'élèverait à 80% en France.
En tout, selon Bruno Blanchon, sept à dix sites seraient menacés en France dans ce cadre.
Un porte-parole de Schneider n'a pas souhaité commenter ces informations, renvoyant à un communiqué publié avec Alstom le 23 juillet dans lequel les deux groupes assuraient que le transfert des activités de transmission et de distribution "n'aurait pas de conséquence sociale".
"OFFRE SOLIDE" DE TOSHIBA
Selon le CGE d'Areva, "Toshiba dispose d'une offre solide mais plutôt centrée sur l'Asie (et) il est à prévoir à terme des choix de technologie et des rationalisations de gammes". Suite...

