L'Irak, un Eldorado encore un peu virtuel pour la France

vendredi 3 juillet 2009 16h29
 

par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - "C'est encore un pays en guerre et ce n'est pas là que nous irons chercher nos profits en 2010."

Cette confidence d'un patron français lors de la visite de François Fillon en Irak jeudi illustre bien le scepticisme qui règne sur le potentiel économique du pays, troisième réserve de pétrole du monde.

Les impressionnantes mesures de sécurité déployées autour de la délégation française ont fait réfléchir plus d'un patron sur l'opportunité d'envoyer des bataillons d'expatriés reconstruire routes, réseaux d'assainissement d'eaux, centrales électriques ou usines.

"Il n'est pas interdit de se déplacer sans escorte mais c'est stupide, il y a toujours des gens qui veulent se faire de l'argent", confiait un membre du service de sécurité de l'ambassade de France à Bagdad en faisant référence au risque de prise d'otages et de demande de rançons.

Jeudi matin, alors que le C-130 du Premier ministre se posait à Bagdad, une bombe a explosé au passage d'une patrouille de l'armée irakienne dans la capitale.

Ce premier attentat depuis le repli américain des centres urbains le 1er juillet a fait un mort et dix blessés.

Outre l'insécurité, les divisions ethniques du pays représentent une source de difficultés notamment au niveau du recrutement, notait également un chef d'entreprise lors du voyage.

La visite française intervenait aussi sous de mauvais auspices pour les investisseurs après l'échec mardi du premier grand appel d'offre des Irakiens pour l'exploitation de six de ses champs pétroliers et de deux gisements de gaz.  Suite...

 
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