Citigroup veut se délester de 400 milliards de dollars d'actifs
par Jonathan Stempel et Dan Wilchins
NEW YORK (Reuters) - Citigroup, la première banque américaine, annonce son intention de vendre pour 400 milliards de dollars (258 milliards d'euros) d'actifs dans le cadre de son plan de retour à la rentabilité après des pertes abyssales dues à la crise du crédit.
Depuis son arrivée à la tête du groupe en décembre après la démission de Charles Prince, victime de la crise financière, le directeur général de "Citi", Vikram Pandit, était soumis aux pressions insistantes d'investisseurs désireux de le voir réduire les coûts, vendre les activités les moins rentables, voire scinder le groupe.
Car, pour une partie des observateurs, le géant financier monté en une vingtaine d'années par Sanford "Sandy" Weill et son successeur Charles Prince, présent dans plus de 100 pays, était devenu trop gros pour être géré efficacement.
Citigroup a perdu près de 15 milliards de dollars au cours des deux derniers trimestres, conséquence de plus de 45 milliards de dollars de pertes sur crédit et de dépréciations essuyées depuis l'été dernier, début de la crise de liquidité qui a affecté le marché du crédit après l'effondrement des crédits immobiliers à risque (subprimes).
Vendredi, lors d'une réunion très attendue d'investisseurs et d'analystes, Vikram Pandit a présenté son plan. Il a expliqué qu'il voulait ramener les 500 milliards de dollars d'actifs non stratégiques liés à "l'héritage" à moins de 100 milliards en deux ou trois ans, essentiellement par des ventes d'actifs.
Au 31 mars, les actifs de Citigroup s'élevaient à 2.200 milliards de dollars (1.400 milliards d'euros).
WALL STREET SCEPTIQUE
Parmi les actifs susceptibles d'être cédés figurent de l'immobilier, des crédits à effet de levier, des produits structurés adossés à des prêts "subprime" et des véhicules d'investissement structurés, ces deux dernières catégories de produits financiers figurant parmi les principales victimes de la crise des derniers mois. Suite...


