17 mai 2017 / 18:14 / il y a 4 mois

Publicis conteste des accusations sur sa comptabilité

Publicis a contesté mercredi soir des accusations d'une association de défense des actionnaires, qui a mis en cause la comptabilisation par le groupe publicitaire d'une indemnité dont elle estime qu'elle a artificiellement gonflé ses résultats. /Photo prise le 6 février 2017/REUTERS/Jacky Naegelen

PARIS (Reuters) - Publicis a contesté mercredi soir des accusations d‘une société de défense des actionnaires, qui a mis en cause la comptabilisation par le groupe publicitaire d‘une indemnité dont elle estime qu‘elle a artificiellement gonflé ses résultats.

Fabrice Rémon, fondateur de “Gouvernance en actions”, une société spécialisée dans l‘éthique des affaires et le conseil aux actionnaires, souhaite que l‘Autorité des marchés financiers vérifie si les actionnaires du numéro trois mondial de la publicité ont reçu une “information exacte, précise et sincère”.

Les interrogations de “Gouvernance en actions” porte sur une indemnité d‘un total de 150 millions dont 130 millions en cash, versée en octobre 2014 à Publicis par l‘éditeur de logiciels allemand SAP après des retards dans l‘installation d‘un logiciel de gestion.

Cette indemnité, par nature exceptionnelle, a été comptabilisée pour partie au titre des opérations courantes, s‘étonne Gouvernance en Action, avec pour conséquence un impact positif sur les résultats de la société au quatrième trimestre 2014 et sur le cours de Bourse, affirme-t-elle.

Publicis reconnaît l‘existence d‘une transaction à la suite d‘un litige avec un prestataire de services informatiques, mais ne confirme ni les chiffres avancés ni l‘identité de SAP, soulignant que cette transaction était soumise à un accord de confidentialité.

”L’indemnité transactionnelle reçue a été affectée pour partie à la diminution de la valeur au bilan des actifs capitalisés dans le cadre du projet, à la neutralisation au compte de résultat de l’année 2014 des surcoûts subis en raison des retards, pour une autre partie à la couverture des surcoûts

prévisibles sur les années ultérieures compte tenu des retards connus”, précise Publicis dans un communiqué.

”Ce traitement comptable a été validé par les commissaires aux comptes qui ont aussi jugé qu’il n’était pas nécessaire de faire mention de cette information ni dans les notes annexes aux

comptes de l’année 2014 ni dans le rapport de gestion”, ajoute le groupe.

Une porte-parole de l‘AMF a précisé que l‘Autorité avait bien reçu la lettre de Fabrice Rémon et qu‘elle était en train d’étudier les éventuelles suites à lui donner.

Gwénaëlle Barzic et Mathieu Rosemain, avec Harro ten Wolde à Francfort, édité par Jean-Michel Bélot

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