17 mai 2017 / 11:34 / dans 4 mois

Brexit: BNP envisagerait de transférer jusqu'à 300 emplois à Paris

BNP Paribas envisage de transférer jusqu'à l'équivalent de 300 emplois de Londres à Paris en raison de la décision du Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne, a déclaré à Reuters une source proche du dossier. /Photo prise le 5 avril 2017/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - BNP Paribas envisage de transférer jusqu‘à l‘équivalent de 300 emplois de Londres à Paris en raison de la décision du Royaume-Uni de sortir de l‘Union européenne, a déclaré à Reuters une source proche du dossier.

La banque française pourrait néanmoins recruter à Paris les salariés nécessaires à ses activités transférées et déployer sur d‘autres métiers à Londres les employés déjà en poste dans la capitale britannique, a-t-on ajouté.

BNP Paribas n‘a pas souhaité apporter de commentaire.

La sortie de la Grande-Bretagne de l‘Union européenne (UE) devrait entraîner la perte du “passeport européen” qui assure aux grandes banques internationales basées sur son sol l‘accès aux marchés financiers de l‘UE.

Alors que les intentions des grandes banques d‘investissement américaines et britanniques sur l‘avenir de leurs implantations font l‘objet d‘intenses spéculations, moins d‘attention a été portée aux banques européennes, qui par définition disposent déjà d‘une maison mère et d‘une forte base dans l‘UE.

Le transfert d‘emplois envisagé par BNP Paribas reste ainsi relativement limité par rapport aux 4.000 emplois évoqués par Deutsche Bank.

Selon les informations recueillies par Reuters, 9.000 emplois dans les grandes banques d‘investissement devraient quitter la City pour l‘Union européenne dans les deux prochaines années.

Les autorités françaises et les responsables de la place de Paris ont lancé de nombreuses initiatives pour attirer à Paris les emplois qui quitteront Londres.

L‘élection à la présidence de la République d‘Emmanuel Macron, un ancien banquier de Rothschild, pourrait renforcer l‘attrait de la capitale française pour les investisseurs étrangers, estiment certains dirigeants français.

Maya Nikolaeva et Julien Ponthus, édité par Dominique Rodriguez

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