Manuel Valls favorable à un revenu universel

jeudi 27 octobre 2016 18h15
 

BORDEAUX (Reuters) - Le Premier ministre Manuel Valls s'est prononcé jeudi à Bordeaux pour la mise en place d'une protection sociale universelle et continue dont le revenu universel serait un "pilier".

"Les risques de la vie ne sont plus les mêmes : multiplication des emplois à temps partiel, contrats courts, épisodes de chômage, dans une économie qui ne connaîtra plus les taux de croissance du passé", a-t-il déclaré dans un discours consacré à une expérience de revenu universel lancée par le Conseil départemental.

Il faut selon lui aller vers le revenu universel "d’abord parce que 35% des bénéficiaires potentiels du RSA n’en font pas la demande en raison d’un système complexe", mais aussi "parce que les moins de 25 ans n’ont pas accès aux minima sociaux".

Manuel Valls a ajouté plus de 18% des jeunes vivaient sous le seuil de pauvreté et qu'on ne pouvait pas "persister à leur refuser l’accès à ces minima".

Il avait dit en avril dernier souhaiter une réforme complète des minima sociaux pour créer un revenu minimum pour les personnes précaires dès 18 ans.

Une mission d’information du Sénat a proposé au début du mois qu’un revenu de base ou revenu universel soit expérimenté dans des territoires volontaires selon différentes modalités.

Le Conseil départemental de la Gironde présidé par le socialiste Jean-Luc Gleyze a pris de l’avance en lançant dès la fin du mois de septembre une simulation en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès, l’Institut des politiques publiques et le Centre pour la recherche économique et ses applications.

Pour Jean-Luc Gleyze, "le plein emploi est inatteignable" et nous sommes "à la fin d’un modèle".

Cette étude repose sur plusieurs hypothèses en faisant varier différents paramètres tel que le revenu, le niveau de conditionnalité et les catégories de publics.   Suite...

 
Le Premier ministre Manuel Valls s'est prononcé jeudi à Bordeaux pour la mise en place d'une protection sociale universelle et continue dont le revenu universel serait un "pilier". /Photo prise le 13 octobre 2016/REUTERS/Christinne Muschi