La place de Paris ne s'avoue pas vaincue sur la TTF

vendredi 21 octobre 2016 18h16
 

par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva

PARIS (Reuters) - La place de Paris a bon espoir de voir les parlementaires revenir sur le durcissement de la taxe sur les transactions financières (TTF), une mesure qui nuit, selon elle, à l'intense campagne menée pour faire de Paris une alternative à la City de Londres après la sortie des Britanniques de l'Union européenne.

"Le dialogue est mené entre la place et les parlementaires pour permettre de faire prendre en compte les enjeux du moment", a déclaré vendredi à Reuters Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace, l'organisme chargé de défendre les intérêts de la place financière.

Dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de loi de finances (PLF) pour 2017, les députés ont voté dans la nuit de mercredi à jeudi l'élargissement du champ de la TTF aux transactions intrajournalières (dites "intra-day") - parmi lesquelles figurent les transactions à haute fréquence - et de relever le taux de ce prélèvement à 0,3% contre 0,2% actuellement.

"Nous comptons bien évidemment revenir sur ce sujet, dans les prochaines étapes de la discussion au Sénat puis à l'Assemblée nationale et à travers nos contacts avec le gouvernement", a assuré Arnaud de Bresson, pour qui un durcissement de la taxe constituerait "un mauvais message" envoyé par la France aux milieux financiers internationaux.

"UN TRÈS MAUVAIS SIGNAL"

La possible perte du "passeport européen", qui assure l'accès aux marchés de l'Union européenne, obligerait les sociétés régulées à Londres à obtenir un agrément dans un pays de l'UE, ce qui suscite la convoitise de nombreuses places financières comme Paris, Francfort, Milan, Amsterdam ou Dublin.

Le gouvernement, la ville de Paris, la région Île-de-France et le secteur financier français ont annoncé de nombreuses initiatives et un paquet de mesures, notamment fiscales, pour renforcer l'attractivité de la France.   Suite...

 
La place de Paris a bon espoir de voir les parlementaires revenir sur le durcissement de la taxe sur les transactions financières (TTF), une mesure qui nuit, selon elle, à l'intense campagne menée pour faire de Paris une alternative à la City de Londres après la sortie des Britanniques de l'Union européenne. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau