Publicis cale au troisième trimestre et reste prudent pour 2017

jeudi 20 octobre 2016 11h37
 

par Gwénaëlle Barzic et Mathieu Rosemain

PARIS (Reuters) - Publicis a marqué le pas au troisième trimestre, pénalisé par des pertes de budgets aux Etats-Unis, et s'est montré prudent pour la fin d'année et 2017 qui devrait voir Maurice Lévy passer le relais à un nouveau président du directoire.

Le titre est sanctionné en Bourse, accusant la plus forte baisse du CAC 40. A 11h30, le titre abandonne 5,24% à 63,52 euros.

Sur la période de juillet à septembre, le numéro trois mondial de la publicité a dégagé un chiffre d'affaires de 2,31 milliards d'euros, en croissance organique de 0,2% contre 0,8% attendu par le marché et après 2,7% au deuxième trimestre.

Le trimestre en cours continuera d'être affecté par les pertes de plusieurs budgets d'achats d'espaces publicitaires aux Etats-Unis, a prévenu Publicis qui s'est également montré prudent pour 2017 face aux incertitudes que pourraient provoquer plusieurs scrutins politiques, notamment en France, et la poursuite des turbulences liées au Brexit.

"Nous avons pas mal de clients qui sont en train de regarder des hypothèses de délocalisation de certaines activités de Londres vers l'Europe continentale", a expliqué à des journalistes le président du directoire Maurice Lévy.

Il a précisé que Publicis maintenait l'ensemble de ses activités dans le pays où il enregistre actuellement de bonnes performances.

"La croissance organique est inférieure de 60 points de base au consensus, les prévisions sont plus prudentes pour le T4 et pour 2017", explique Charles Bedouelle, analyste à BNP Paribas.

Il souligne cependant qu'en excluant l'impact des pertes de budget, estimé pour le troisième trimestre à 300 points de base, Publicis aurait affiché des croissances organiques de l'ordre de 3 à 4% à chaque trimestre au cours des 12 derniers mois.   Suite...

 
Publicis a marqué le pas au troisième trimestre, pénalisé par des pertes de budgets aux Etats-Unis. La société reste prudente pour la fin d'année et 2017 face aux incertitudes que pourraient provoquer plusieurs scrutins politiques et le Brexit. /Photo prise le 11 février 2016/REUTERS/Jacky Naegelen