De profits encore en berne, sauf pour l'automobile et le pétrole

vendredi 14 octobre 2016 19h57
 

par Kit Rees

LONDRES (Reuters) - La période des vaches maigres en matière de résultats des entreprises européennes amorcée il y a cinq ans ne prendra pas fin en 2016, la baisse de rentabilité des banques et les inquiétudes sur les conséquences du vote britannique en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne pesant sur les profits.

Les constructeurs automobiles, les pétrolières et les entreprises exposées aux marchés émergents pourraient toutefois tirer leur épingle du jeu et publier des résultats en amélioration au cours du mois à venir.

Des espoirs de croissance des résultats déçus trimestre après trimestre ont sérieusement entamé l'intérêt pour les actions des investisseurs, qui sont sortis des fonds collectifs dédiés aux actions européennes au cours des 36 dernières semaines.

Les profits ont reculé sur quatre des cinq dernières années en Europe et devraient encore se contracter de 2% cette année, montrent des données de Thomson Reuters. A titre de comparaison, le repli des bénéfices des entreprises du S&P 500 américain devrait être limité à 0,4% en 2016, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Pour 2017, les profits des entreprises de l'indice Stoxx 600 sont attendus en hausse de 13% mais les analystes ont pris pour habitude ces dernières de faire preuve d'un optimisme initial qui les amène à revoir systématiquement à la baisse leurs prévisions au fil du temps.

Les financières et les valeurs liées aux matières premières devraient particulièrement peser sur les performances d'ensemble.

Les bancaires, dont l'indice affiche la pire des performances sectorielles du Stoxx 600, ont largement contribué au recul de 6,7% ce dernier depuis le début de l'année.

"Le secteur bancaire est probablement celui qui va susciter le plus d'attention et cela va en grande partie résulter de questions liées aux coûts des litiges", a dit Olly Russ, gérant du fonds Liontrust European Income.   Suite...

 
La période des vaches maigres en matière de résultats des entreprises européennes amorcée il y a cinq ans ne prendra pas fin en 2016, la baisse de rentabilité des banques et les inquiétudes sur les conséquences du vote britannique en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne pesant sur les profits. /Photo d'archives/REUTERS/Lucas Jackson