Les discussions sur STX France pourraient durer, selon Sirugue

jeudi 13 octobre 2016 19h14
 

PARIS (Reuters) - Le choix de repreneurs pour les chantiers navals de Saint-Nazaire pourrait attendre début 2017, a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat français à l'Industrie, à la veille d'une décision concernant leur propriétaire coréen, STX.

La justice coréenne doit décider vendredi si ce groupe placé en redressement judiciaire en septembre doit être vendu en bloc ou à la découpe, ce qui signifierait céder séparément sa filiale STX France, propriétaire à 66% des chantiers de Saint-Nazaire.

Lors des questions d'actualité au Sénat, Christophe Sirugue a dit n'avoir aucun "élément d'information" sur cette décision.

Le nouveau secrétaire d'Etat à l'Industrie a cependant dit que le gouvernement se mobilisait pour trouver une solution.

"Nous rencontrons des porteurs de projets européens avec lesquels nous échangeons. Nous avons des échanges, bien sûr, avec DCNS", le constructeur naval militaire français, a ajouté Christophe Sirugue. Selon lui, "cela pourrait durer encore quelques semaines, voir nous amener au début de l’année 2017".

Les carnets de commandes des chantiers de Saint-Nazaire sont pleins et les syndicats, comme les élus locaux, redoutent que la reprise de STX France par un groupe étranger n'ouvre la porte à une main mise chinoise sur cette activité florissante.

Dans une interview publiée jeudi par Les Echos, le premier secrétaire de la CFDT, Laurent Berger, souhaite un repreneur européen pour garantir la pérennité de l'emploi.

"A l'Etat de s'opposer si le projet de reprise comporte un risque de perte du savoir-faire", ajoute-t-il.

L'Etat a deux moyens de s'opposer à un projet de reprise contraire aux intérêts français : la minorité de blocage d'un tiers qu'il détient au sein de STX France et le classement des chantiers dans les industries dites stratégiques.   Suite...

 
Le choix de repreneurs pour les chantiers navals de Saint-Nazaire pourrait attendre début 2017, a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat français à l'Industrie Christophe Sirugue. /Photo prise le 23 septembre 2016/REUTERS/Axel Schmidt