Deutsche Bank étudierait une scission de la gestion d'actifs

vendredi 7 octobre 2016 09h23
 

FRANCFORT (Reuters) - Deutsche Bank étudie une scission de sa filiale de gestion d'actifs comme l'une des possibilités de renforcer ses fonds propres, écrit le Financial Times vendredi, citant des sources au fait du dossier.

La première banque allemande n'a pas encore décidé si elle introduirait en Bourse une participation minoritaire de sa filiale et toute décision en la matière n'interviendra sans doute pas avant le premier semestre 2017, ajoute le quotidien financier.

Le président du directoire de la banque, John Cryan, avait dit au personnel le mois dernier qu'il ne comptait pas vendre cet actif, considéré comme l'un des rouages essentiels du "business model" de l'établissement.

Deutsche Bank s'est abstenu de tout commentaire.

L'agence Bloomberg a rapporté jeudi que Deutsche Bank discutait de façon informelle avec des intermédiaires financiers d'une augmentation de capital, entre autres possibilités, si les frais de litige l'obligeaient à recourir à ce moyen.

Ces intermédiaires de Wall Street proposent d'aider la banque allemande à placer pour cinq milliards d'euros de titres environ, le montant maximal possible sans passer par le feu vert des actionnaires, ajoute Bloomberg, qui évoque aussi des cessions d'actifs.

Bloomberg écrit aussi que Deutsche Bank pourrait également s'adresser directement aux actionnaires pour obtenir des fonds.

La banque, qui s'expose à une amende pouvant atteindre 14 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) aux Etats-Unis, n'a encore pris aucune décision et elle pourrait tout aussi bien renoncer à augmenter son capital, poursuit l'agence.

Par ailleurs, les fonds spéculatifs britannique Marshall Wace et américain Discovery Capital Management, qui avaient ouvert de grosses positions à découvert sur la banque allemande, sont en train de les réduire.   Suite...

 
Siège de Deutsche Bank à Francfort. La première banque allemande étudie une scission de sa filiale de gestion d'actifs comme l'une des possibilités de renforcer ses fonds propres, écrit le Financial Times vendredi. /Photo prise le 28 octobre 2015/REUTERS/Kai Pfaffenbach