L'Allemagne dément préparer un plan de soutien à Deutsche Bank

mercredi 28 septembre 2016 14h43
 

par Arno Schuetze

FRANCFORT (Reuters) - Le gouvernement allemand a démenti mercredi préparer un plan de sauvetage de Deutsche Bank, la première banque du pays, affaiblie par la menace d'une énorme amende aux Etats-Unis et dont la valeur boursière a chuté de près de 20% en moins de deux semaines.

Le groupe bancaire a par ailleurs conclu la vente d'une filiale d'assurance au Royaume-Uni pour environ 1,1 milliard d'euros, une cession qui lui permet de renflouer un peu son bilan.

A la Bourse de Francfort, le titre Deutsche Bank regagnait 3,13% en milieu de journée à 10,88 euros. Il accuse néanmoins depuis le début de l'année une baisse de 50%, qui a fait fondre sa capitalisation à moins de 15 milliards d'euros.

La banque risque une amende de 14 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) par la justice américaine et ce litige a brutalement ravivé les craintes sur sa santé financière, qui se sont étendues à une partie du secteur bancaire en Europe et aux Etats-Unis.

Le ministère des Finances a démenti un article de l'hebdomadaire Die Zeit selon lequel les autorités ont commencé à échafauder un plan de sauvetage dans l'éventualité où Deutsche Bank serait incapable de lever seule les capitaux nécessaires pour couvrir le coût du litige américain.

Selon Die Zeit, qui ne cite pas ses sources, l'Etat fédéral pourrait aller jusqu'à prendre une participation directe de 25% au capital en cas d'extrême urgence.

Le gouvernement, précise l'article, continue d'espérer que Deutsche Bank n'aura pas besoin de l'aide de l'Etat.

"L'article est faux", a écrit dans un courriel une porte-parole du gouvernement. "Le gouvernement fédéral ne prépare aucun plan d'aide; il n'y a aucune raison de spéculer à ce sujet."   Suite...

 
Le gouvernement allemand a démenti mercredi préparer un plan de sauvetage de Deutsche Bank, la première banque du pays, affaiblie par la menace d'une énorme amende aux Etats-Unis et dont la valeur boursière a chuté de près de 20% en moins de deux semaines. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski