Les marchés européens accentuent leurs pertes à la mi-séance

vendredi 16 septembre 2016 13h32
 

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont accentué leurs pertes vendredi à mi-séance, en passe d'accuser leur plus fort recul hebdomadaire en trois mois, plombées par les bancaires après une énorme amende réclamée à Deutsche Bank.

Tout ceci en outre ans un contexte qu voit la probabilité d'une hausse imminente des taux de la Fed de plus en plus faible.

La publication jeudi d'une avalanche d'indicateurs américains globalement moroses a ramené à 12% les anticipations d'un relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine dès sa réunion de la semaine prochaine, mardi et mercredi.

À Paris, l'indice CAC 40 reculait de 1,36% à 4.313,57 points à 13h05. À Francfort, le Dax cédait 1,39% et à Londres, le FTSE 0,34%, les valeurs minières lui permettant de limiter ses pertes. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 abandonne 1,45% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro 0,91%.

Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,3 à 0,4%.

Deutsche Bank chute de 8%, plus net recul du Stoxx 600, après avoir annoncé que le département américain de la Justice lui réclamait 14 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) pour mettre fin à une enquête sur la vente de titres adossés à des créances hypothécaires, un montant bien supérieur à ce qu'anticipaient la banque et les investisseurs.

La première banque allemande entraîne l'ensemble du secteur en Europe, dont l'indice perd 2%, plus fort recul du moment, et Credit suisse en particulier, qui recule de 5,3%,, ainsi que RBS qui perd 4,48%.

L'attention des investisseurs est également focalisée sur la réunion de la Banque du Japon (BoJ), mardi et mercredi, en même temps que la Fed. La BoJ devrait maintenir son taux directeur mais peut-être modifier la composition des actifs qu'elle rachète pour acquérir plus d'obligations à court terme et moins de titres à long terme dans le but de "pentifier" la courbe des rendements.

La grande peur des investisseurs, que les banques centrales n'aient plus de marge de manoeuvre pour relancer la croissance, après avoir ramené leurs taux près ou en dessous de zéro et eu massivement recours à la planche à billet pour racheter des actifs, semble reléguée au second plan, comme l'indique la retombée des rendements après les indicateurs américains.   Suite...

 
Les Bourses européennes ont accentué leurs pertes vendredi à mi-séance, en passe d'accuser leur plus fort recul hebdomadaire en trois mois, plombées par les bancaires après une énorme amende réclamée à Deutsche Bank. /Photo d'archives/REUTERS/Pawel Kopczynski