Le gouvernement assure que pour Alstom une solution est en vue

mardi 13 septembre 2016 18h25
 

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a assuré mardi qu'une solution serait trouvée pour sauver le site d'Alstom à Belfort et s'est efforcé de calmer les esprits après la diffusion d'un message interne du PDG du groupe qui a été perçu comme une provocation.

Les dirigeants d'Alstom "doivent oublier toute idée de fermer" ce site et peuvent compter sur l'aide de l'Etat, a dit le Premier ministre lors d'un déplacement à Verdun (Meuse).

"Nous sommes sur la bonne voie", a-t-il ajouté. "Il ne peut pas y avoir de bras de fer puisque ce site sera pérennisé et j'ai le sentiment qu'un certain nombre de déclarations qui ont été faites ce matin ne sont plus à l'ordre du jour."

Il faisait allusion à un courrier du PDG d'Alstom distribué aux salariés du groupe. Henri Poupart-Lafarge y juge "impossible d’assurer un avenir pérenne pour les activités du site de Belfort" et évoque leur transfert sur le site alsacien de Reichshoffen, lui-même en difficulté.

La direction a fait savoir que ce message avait été écrit le week-end dernier et envoyé "pour des raisons internes" mais ne constituait pas "une réponse aux annonces du gouvernement".

Selon le maire de Belfort, Damien Meslot, le PDG d'Alstom a d'ailleurs déclaré mardi lors d'une réunion au ministère de l'Economie qu'il y avait des "marges de manoeuvre, des possibilités de discussions".

"Alstom est dans une démarche d'écoute et d'échange avec l'ensemble des acteurs concernés : employés, représentants syndicaux et élus locaux", a précisé le groupe dans une déclaration transmise à Reuters.

Les syndicats d'Alstom ont été reçus mardi par le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, qui s'est engagé à les recevoir de nouveau d'ici la fin septembre pour leur faire des propositions sur l'avenir de leur usine.

Peu avant, François Hollande a mis la pression sur la direction, en marge d'une visite à Bucarest, pour sauver les 400 emplois en jeu à Belfort sur les 9.000 du groupe en France.   Suite...

 
Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, a fait état mardi de cinq pistes susceptibles de remplir le carnet de commandes d'Alstom et de sauver les activités ferroviaires du groupe sur le site Belfort. Il a par ailleurs assuré que le groupe, détenu à 20% par l'Etat, parviendrait sous peu à gagner des contrats lui permettant d'éviter une fermeture de son site historique et des suppressions d'emplois. /Photo prise le 31 août 2016/REUTERS/Régis Duvignau