Les Bourses européennes dans le rouge à la clôture

lundi 12 septembre 2016 18h41
 

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé lundi en baisse de plus de 1%, ayant réduit leurs pertes en fin de séance grâce à un léger rebond de Wall Street, dans un climat de spéculations sur la date de la prochaine hausse des taux de la Fed et de craintes d'un resserrement des politiques monétaires en Europe et au Japon.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 1,15% (51,60 points) à 4.439,80 points, aggravant ses pertes de vendredi. Le Footsie britannique a cédé 1,12% et le Dax allemand 1,34%, l'indice EuroStoxx 50 a reculé de 1,32% et le FTSEurofirst 300 de 0,97%.

Deux responsables monétaires américains ont estimé lundi qu'il n'y avait pas d'urgence à relever les taux, contribuant à tempérer les anticipations d'un resserrement par le Fed dès la semaine prochaine.

Le discours de la gouverneure de la Fed Lael Brainard, qui dispose d'un droit de vote permanent au FOMC et fait figure de chef de file des "colombes", c'est-à-dire ceux qui prônent une politique monétaire accommodante, sera scruté de près pour voir si elle maintient son discours ou si elle adopte une position plus dure. Sa prise de parole, la dernière d'un membre de la Fed avant la réunion, est prévue pour 17h15 GMT.

Outre leurs interrogations sur le calendrier de la Fed, les investisseurs se demandent ce que pourra faire la Banque du Japon à sa réunion des 20 et 21 septembre après avoir été déçus par l'absence d'annonce majeure de la part de la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa réunion de la semaine dernière.

Sur le plan sectoriel en Europe, les bancaires ont le plus souffert, l'indice les regroupant ayant cédé 2,02%, ce qui porte sa perte depuis le début de l'année à 20,75%, soit la plus mauvaise performance sectorielle.

Les ressources de base ont perdu 1,68%, deuxième plus forte baisse sectorielle avant l'automobile (-1,67%) et l'assurance (-1,56%).

A Francfort, E.ON a dégringolé de 14,77% à la suite des débuts boursiers difficiles pour sa filiale Uniper qui regroupe notamment ses centrales au gaz et au charbon du groupe. Uniper est valorisé à environ 3,9 milliards d'euros pour sa première séance de cotation, une capitalisation qui pourrait obliger sa maison mère, à de nouvelles dépréciations.

Linde a perdu 6,99% après avoir abandonné les discussions avec l'américain Praxair en vue de créer un leader mondial des gaz industriels, faute d'accord sur la localisation du siège de l'entité issue de la fusion, ni sur la composition de son équipe de direction.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES