Altéo confiant malgré la polémique sur les boues rouges

lundi 12 septembre 2016 18h14
 

par Jean-François Rosnoblet

GARDANNE, Bouches-du-Rhône (Reuters) - Pointé du doigt pour avoir déversé pendant des années des boues rouges dans la Méditerranée, le groupe Altéo s'est déclaré lundi confiant dans sa capacité à respecter d'ici 2021 les normes environnementales pour le rejet de ses effluents, objet d'une récente polémique entre Manuel Valls et Ségolène Royal.

La direction ne s'inquiète pas davantage de la restructuration du groupe qui pourrait se séparer d'ici la fin de l'année de trois sites de production d'alumine, en France et en Allemagne, pour ne conserver que l'usine de Gardanne.

Le site des Bouches-du-Rhône, qui représente 440 emplois directs et 300 indirects, a obtenu en décembre 2015 l'autorisation de poursuivre le rejet en mer des effluents liquides, au coeur du Parc national des Calanques.

"L'objectif est d'épurer encore les effluents pour les rendre compatibles avec les seuils demandés pour 2021", a dit à la presse le directeur des opérations du site, Eric Duchenne.

Il a présenté lundi un pilote industriel pour améliorer la qualité des effluents, le second en six mois, une recherche pour un coût estimé à 500.000 euros pour 2016.

"On a une responsabilité, on fait ce qu'on peut pour réduire notre impact environnement, même si on aimerait parfois aller plus vite", a-t-il indiqué.

Selon l'industriel, une nouvelle station de traitement des eaux a déjà permis depuis novembre de cesser définitivement le rejet de boues rouges en mer.

Altéo a par ailleurs lancé au début de l'été une campagne de suivi des rejets pour "répondre aux interrogations sur l'impact écologique et sanitaire" de ses rejets liquides. Une étude que le groupe dit financer à hauteur de 1,5 million d'euros.   Suite...

 
Pointé du doigt pour avoir déversé pendant des années des boues rouges dans la Méditerranée, le groupe Altéo s'est déclaré lundi confiant dans sa capacité à respecter d'ici 2021 les normes environnementales pour le rejet de ses effluents, objet d'une récente polémique entre Manuel Valls et Ségolène Royal. La direction ne s'inquiète pas davantage de la restructuration du groupe qui pourrait se séparer d'ici la fin de l'année de trois sites de production d'alumine, en France et en Allemagne, pour ne conserver que l'usine de Gardanne (photot). /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pelissier