Après SABMiller, AB InBev pourrait continuer ses achats

lundi 12 septembre 2016 12h15
 

par Martinne Geller

LONDRES (Reuters) - Une fois que le brasseur Anheuser-Busch InBev aura bouclé le rachat de son rival SABMiller pour 79 milliards de livres (93,2 milliards d'euros), il pourra se pencher sur d'autres possibilités de fusions-acquisitions moins ambitieuses susceptibles d'impliquer le français Castel, l'américain Coca-Cola ou le turc Anadolu Efes.

AB InBev, propriétaire entre autres de Budweiser et Corona, a déjà conclu la vente de certaines marques en Europe de l'Ouest et de participations dans des coentreprises aux Etats-Unis et en Chine dans le but d'obtenir le feu vert des autorités de la concurrence au projet, l'une des plus grosses acquisitions de l'histoire tous secteurs confondus.

Il prévoit aussi de céder des actifs en Europe de l'Est pour un montant susceptible d'atteindre sept milliards d'euros mais n'a pas encore trouvé d'acquéreur.

La suite de la refonte de son portefeuille pourrait concerner le français Castel, auquel SABMiller est lié par un accord de participations croisées qui, selon trois sources, inclut un droit de préemption dans le cas où la famille du fondateur, Pierre Castel, qui a près de 90 ans, chercherait à céder ses parts.

Ce droit devrait être transféré à AB InBev, ont précisé les sources, ce qui permettrait au nouvel ensemble d'envisager une prise de contrôle de Castel, dont certains analystes estiment la valeur à plus de 26 milliards d'euros, en partie en raison de sa position de numéro deux de la bière et des boissons non-alcoolisées en Afrique.

Le marché africain a été pour AB InBev l'une des principales motivations du rachat de SABMiller, qui devrait être bouclé le mois prochain, le vote des actionnaires étant prévu le 28 septembre.

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Une fois que le brasseur Anheuser-Busch InBev aura bouclé le rachat de son rival SABMiller pour 79 milliards de livres (93,2 milliards d'euros), il pourra se pencher sur d'autres possibilités de fusions-acquisitions moins ambitieuses susceptibles d'impliquer le français Castel, l'américain Coca-Cola ou le turc Anadolu Efes. /Photo d'archives/REUTERS/Yves Herman