Un dernier geste pour clore un quinquennat fiscal compliqué

vendredi 9 septembre 2016 16h12
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé vendredi une baisse d'impôt sur le revenu d'un milliard d'euros pour 2017, un geste supplémentaire en direction des contribuables les moins riches qui clôt un quinquennat compliqué sur le terrain fiscal.

Arrivé au pouvoir mi-2012, la majorité socialiste a sacrifié une partie de sa popularité en décidant des hausses d'impôts massives pour réduire un déficit public supérieur à 5% qui fragilisait la position financière et diplomatique de la France.

Quelques mois auparavant, une des grandes agences de notation avait retiré la note maximale AAA à la France, signant selon le candidat François Hollande l'échec de Nicolas Sarkozy.

A cette époque, l'Italie et l'Espagne subissaient la pression des marchés, après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, et les dirigeants français craignaient une sanction comparable.

Sur le front diplomatique, les partenaires de la France, agacés par les libertés prises par Nicolas Sarkozy avec les règles européennes (déficit limité à 3% du PIB et dette à 60%), exprimaient leur inquiétude et leur impatience.

A l'été 2012, François Hollande et son ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, décident d'accentuer la hausse de l'impôt sur le revenu amorcée à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, contribuant à la chute de la popularité de l'exécutif.

Parallèlement, la hausse de l'imposition du capital promise pendant la campagne déclenche une première fronde, celle des "Pigeons", des personnalités du numérique qui accusent le gouvernement de vouloir tuer l'innovation à coups d'impôts.

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Le projet de loi de finances 2017 intègrera une nouvelle baisse d'un milliard d'euros de la fiscalité des ménages, un geste qui devrait profiter à cinq millions de foyers fiscaux. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic