Le déficit budgétaire à fin juillet à 80,8 milliards d'euros

vendredi 9 septembre 2016 08h49
 

PARIS (Reuters) - Le déficit du budget de l'Etat français s'élevait à 80,8 milliards d'euros à fin juillet, en baisse d'un milliard par rapport à la même période il y a un an, selon les données publiées vendredi par le secrétariat d'Etat au Budget.

Il intègre une avance exceptionnelle de 5,4 milliards d'euros octroyée à l'Agence de services et de paiement (ASP), qui sera remboursée dans le courant de l’année, au titre du préfinancement des aides communautaires de la politique agricole commune, est-il souligné dans le communiqué du ministère.

Retraité de cette avance exceptionnelle, le déficit est en amélioration de 4,3 milliards d'euros par rapport à l'année précédente, précise Bercy en ajoutant que le déficit au 31 juillet est appelé à se résorber au dernier trimestre avec la perception des impôts locaux.

A fin juillet, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) s'établissaient à 228,2 milliards d'euros contre 229,3 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 0,5%.

A la même date, les recettes s'élevaient à 177,4 milliards, contre 173,0 milliards à fin juillet 2015, soit une progression de 2,6%.

Les seules recettes fiscales nettes progressent de 2,1% à périmètre constant (3,6% à périmètre courant), à 170,5 milliards.

Cette hausse de près de six milliards d'euros a principalement été alimentée par la progression de 2,8% (à périmètre constant) des recettes de la TVA, à 85,4 milliards, et des rentrées liées à TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) (+24,8% à 9,0 milliards).

Les rentrées d'impôt sur les sociétés s'inscrivent en revanche en baisse de 0,3% à 8,6 milliards d'euros.

La loi de finances pour 2016 prévoit un déficit budgétaire en légère hausse, à 72,3 milliards d'euros contre 70,5 milliards en 2015.

(Yann Le Guernigou)

 
Le déficit du budget de l'Etat français s'élevait à 80,8 milliards d'euros à fin juillet, en baisse d'un milliard par rapport à la même période il y a un an. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau