Pas de solution miracle au G20 pour la croissance, ou la Syrie

lundi 5 septembre 2016 19h03
 

par Kevin Yao et Michael Martina

HANGZHOU, Chine (Reuters) - Les dirigeants des 20 premières puissances mondiales réunis en sommet pendant deux jours en Chine ont décidé de coordonner leurs politiques et de lutter contre le protectionnisme sur le plan économique, tout en travaillant sur le dossier syrien sur le plan diplomatique.

Mais ils n'ont pas marqué d'avancées concrètes dans les deux cas.

Le thème de la croissance économique semble avoir fait consensus. La reprise est là, constatent les dirigeants du G20 dans leur communiqué final, mais "la croissance reste plus faible qu'il ne le faudrait", ajoutent-ils en s'engageant à "promouvoir une économie mondiale innovante, revigorée, interconnectée et solidaire".

Le président chinois, Xi Jinping, a appelé ses collègues chefs d'Etat et de gouvernement à relancer la croissance par l'innovation et pas seulement en jouant sur la fiscalité et la politique monétaire.

"Nous souhaitons relancer les moteurs de croissance du commerce international et de l'investissement", a-t-il déclaré en clôture du sommet qui s'est tenu à Hangzhou, la capitale de la province du Zhejiang.

"Nous soutiendrons les mécanismes du commerce international et nous nous opposerons au protectionnisme pour enrayer la baisse du commerce mondial", a-t-il ajouté.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a elle aussi prôné une croissance solidaire ("inclusive").

"Il nous faut une croissance plus forte, mais elle doit être plus équilibrée, plus solide et plus globale pour qu'elle profite à tous", a-t-elle déclaré à l'issue du sommet.   Suite...

 
Les dirigeants des 20 premières puissances mondiales réunis en sommet pendant deux jours en Chine ont décidé de coordonner leurs politiques et de lutter contre le protectionnisme sur le plan économique, tout en travaillant sur le dossier syrien sur le plan diplomatique. Mais ils n'ont pas marqué d'avancées concrètes dans les deux cas. /Photo prise le 5 septembre 2016/REUTERS/Damir Sagolj