Les banques centrales près de leurs limites, juge Gurria (OCDE)

samedi 3 septembre 2016 14h54
 

par Nathaniel Taplin

HANGZHOU, Chine (Reuters) - Les banques centrales sont assez proches des limites de leurs capacités à stimuler les économies, a jugé samedi le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria.

En l'absence de "politiques collectives décisives", la croissance mondiale va probablement rester faible, a encore estimé Angel Gurria dans une interview accordée à Reuters à l'occasion du sommet du G20 qui aura lieu dimanche et lundi à Hanghzou, dans l'est de la Chine.

"Nous avons laissé nos bons banquiers centraux s'occuper des gros travaux", a déclaré le chef de l'Organisation de coopération et de développement économiques.

"Cela doit fonctionner comme un relais. On poursuit une politique monétaire accommodante, puis on passe au deuxième relais comme dans un 4x100."

"Il faut maintenant passer le bâton aux ministres des Finances, de l'Economie, du Commerce, de la Technologie, des Sciences, de l'Education, de la Concurrence. Le grand défi aujourd'hui, c'est le changement structurel."

Faisant écho à des propos tenus la veille par le vice-ministre chinois des Finances Zhu Guangyao, Angel Gurria a souligné qu'il fallait désormais combiner politique monétaire, politique budgétaire et politiques d'ajustement structurel pour relancer la croissance au niveau mondial, y compris en Chine.

Il s'est toutefois montré relativement optimiste quant aux perspectives de croissance en Chine, en dépit d'une hausse rapide du fardeau de la dette et de progrès mitigés dans la lutte contre les surcapacités et la faible efficacité des secteurs économiques sous contrôle étatique.

Le secrétaire général de l'OCDE a estimé que l'économie chinoise devrait continuer de croître à un rythme compris entre 6,5 et 7% durant le plan quinquennal en cours, qui s'étire jusqu'en 2020.   Suite...

 
Les banques centrales sont assez proches des limites de leurs capacités à stimuler les économies, a jugé samedi le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria. Photo prise le 14 avril 2016 /REUTERS/Jonathan Ernst