La Banque d'Angleterre toujours inquiète du Brexit

lundi 22 août 2016 08h26
 

par Andy Bruce

LONDRES (Reuters) - La Banque d'Angleterre a dû accueillir avec un certain soulagement ces deux dernières semaines des indicateurs économiques montrant que les Britanniques ont relativement bien encaissé le choc initial de leur vote en faveur d'une sortie de l'Union européenne, mais ses inquiétudes à long terme n'en sont pas pour autant apaisées.

Redoutant l'impact du Brexit sur la croissance du pays, l'institut d'émission a annoncé au début du mois de vastes mesures de soutien à l'économie, avec notamment la première baisse de son taux directeur depuis 2009 et la relance de son programme de rachat d'obligations.

Mais au vu des premières statistiques couvrant la période qui a suivi le référendum du 23 juin, la Grande-Bretagne semble tenir le coup: les ventes au détail ont connu en juillet une hausse supérieure aux attentes et le nombre de demandeurs d'emploi a même connu un recul inattendu le mois dernier.

La livre sterling a atteint jeudi un pic de deux semaines face au dollar au vu de ces signes suggérant que les consommateurs du pays n'étaient guère, dans l'immédiat, affectés par le résultat du vote du 23 juin.

Certains se demandent même si la Banque d'Angleterre aura besoin, comme elle l'a laissé entendre au début du mois, d'aller encore plus loin dans la baisse des taux.

Les responsables de la BoE estiment cependant que les données du mois de juillet ne proposent qu'une photographie instantanée de la situation et s'attendent toujours à ce que l'économie soit confrontée à des années d'incertitudes, au gré du processus de redéfinition des relations avec les principaux partenaires commerciaux européens.

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La Banque d'Angleterre a dû accueillir avec un certain soulagement ces deux dernières semaines des indicateurs économiques montrant que les Britanniques ont relativement bien encaissé le choc initial de leur vote en faveur d'une sortie de l'Union européenne, mais ses inquiétudes à long terme n'en sont pas pour autant apaisées. /Photo prise le 4 août 2016./REUTERS/Neil Hall