L'économie japonaise cale à cause de doutes sur Abe et la BoJ

lundi 15 août 2016 08h39
 

par Leika Kihara et Tetsushi Kajimoto

TOKYO (Reuters) - La croissance japonaise, après un bon début d'année, a fortement ralenti au deuxième trimestre, pénalisée par la faiblesse des exportations et de l'investissement, ce qui fait peser sur le Premier ministre Shinzo Abe comme sur la Banque du Japon une pression accrue pour trouver des mesures capables de favoriser une croissance durable.

Le produit intérieur brut (PIB) du Japon a progressé de 0,2% en rythme annualisé sur la période avril-juin, montrent les statistiques publiées lundi par le gouvernement, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une expansion de 0,7% après celle de 2,0% de janvier-mars.

Ce chiffre illustre les difficultés auxquelles restent confrontées les autorités politiques et monétaires japonaises pour tenter de rompre avec deux décennies de déflation, les effets des "Abenomics", les politiques de relance initiées par Shinzo Abe, semblant s'atténuer.

"Globalement on dirait que l'économie est en stagnation. Les dépenses de consommation sont faibles, à cause des bas progrès des salaires. Il y a beaucoup d'incertitude quant aux économies extérieures, et cela entame les dépenses en capital", a dit Norio Miyagawa, économiste senior de Mizuho Securities.

"Le gouvernement a déjà annoncé un important plan de soutien, donc la question suivante, c'est de savoir comment la Banque du Japon va réagir au terme de la revue détaillée de sa politique, qui va probablement déboucher sur un report de son objectif d'inflation."

Sur une base trimestrielle, le PIB a stagné sur avril-juin, quand les économistes anticipaient une croissance de 0,2%.

La consommation privée, qui représente environ 60% du PIB, a augmenté de 0,2%, un chiffre conforme aux attentes mais qui marque un ralentissement après la hausse de 0,7% de janvier-mars.

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La croissance japonaise, après un bon début d'année, a fortement ralenti au deuxième trimestre, pénalisée par la faiblesse des exportations et de l'investissement, ce qui fait peser sur le Premier ministre Shinzo Abe comme sur la Banque du Japon une pression accrue pour trouver des mesures capables de favoriser une croissance durable. /Photo d'archives/REUTERS/Yuya Shino