Hinkley Point: Bouygues et Vallourec nient un conflit d'intérêt

mercredi 10 août 2016 20h15
 

par Geert De Clercq

PARIS (Reuters) - Bouygues et Vallourec ont démenti mercredi que leurs administrateurs siégeant aussi au conseil d'EDF se trouvaient en conflit d'intérêt lors du vote en faveur du projet de réacteurs nucléaires d'Hinkley Point au Royaume-Uni.

Le conseil d'administration d'EDF a approuvé le 28 juillet à dix voix contre sept le projet controversé de 18 milliards de livres (21 milliards d'euros).

Les syndicats d'EDF estiment que le projet doit être repoussé non seulement parce qu'ils le jugent financièrement risqué, mais aussi parce qu'ils estiment que de possibles conflits d'intérêts au sein du conseil ont pu avoir une influence sur le vote.

Selon eux, trois administrateurs d'EDF auraient dû s'abstenir car ils siègent aussi au conseil d'autres entreprises clientes du groupe et pouvant donc bénéficier du projet.

Colette Lewiner siège à la fois au conseil d'EDF et à celui de Bouygues, destiné à être l'un des principaux entrepreneurs engagés sur le chantier d'Hinkley Point.

"Concernant Mme Colette Lewiner, il n'y a aucun conflit d'intérêt", a déclaré un porte-parole de Bouygues.

Il a souligné que Colette Lewiner siégeait au conseil de Bouygues en tant qu'administratrice indépendante et que les décisions du groupe de BTP concernant Hinkley Point n'étaient pas prises au niveau du conseil d'administration.

Colette Lewiner n'était pas joignable dans l'immédiat.   Suite...

 
Le site de Hinkley Point. Bouygues et Vallourec ont démenti mercredi que leurs administrateurs siégeant aussi au conseil d'EDF se trouvaient en conflit d'intérêt lors du vote en faveur du projet de réacteurs nucléaires d'Hinkley Point au Royaume-Uni. /Photo prise le 3 août 2016/REUTERS/Darren Staples