GlaxoSmithKline confiant pour 2016 avec la baisse de la livre

mercredi 27 juillet 2016 16h06
 

LONDRES (Reuters) - GlaxoSmithKline a accru ses bénéfices au deuxième trimestre, grâce à la demande pour ses nouveaux produits, et se prépare à un deuxième semestre faste avec la baisse de la livre sterling qui a suivi le vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne.

Le chiffre d'affaires, exprimé en sterling, a progressé de 11% à 6,53 milliards de livres (7,78 milliards d'euros) sur les trois mois à fin juin, générant un bénéfice par action ajusté en hausse de 42% à 24,5 pence, a annoncé le groupe pharmaceutique mercredi.

Les analystes prévoyaient en moyenne un chiffre d'affaires de 6,34 milliards de livres et un BPA "core" de 21 pence, selon Thomson Reuters.

GSK a raccourci sa fourchette de prévision de croissance du BPA pour l'ensemble de l'année à 11-12% en monnaies constantes, au lieu de 10-12% précédemment.

Exprimé en sterling, le BPA devrait cependant afficher une croissance bien plus forte. Aux taux de change de la fin juin, l'impact positif serait de 19% sur le BPA core, a précisé le groupe.

Cet effet de change protège aussi le dividende, ressorti à 19 pence au deuxième trimestre et que GSK s'est engagé à maintenir à 80 pence sur l'ensemble de 2016 et en 2017.

GSK, dont le directeur général Andrew Witty s'était prononcé en faveur d'un maintien du Royaume-Uni dans l'UE, bénéficiera du fait que l'essentiel de ses coûts sont en sterling alors qu'il réalise une grande part de ses ventes à l'étranger.

Le groupe a d'ailleurs annoncé mercredi 275 millions de livres de nouveaux investissements dans ses sites de production en Grande-Bretagne.

Andrew Witty était sous pression depuis 2013, certains investisseurs et analystes critiquant sa stratégie, mais il compte maintenant laisser un groupe durablement redressé quand il partira à la retraite en mars prochain.   Suite...

 
GlaxoSmithKline a accru ses bénéfices au deuxième trimestre, grâce à la demande pour ses nouveaux produits, et se prépare à un deuxième semestre faste avec la baisse de la livre sterling qui a suivi le vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville