Le résultat opérationnel de LVMH reste stable au 1er semestre

mardi 26 juillet 2016 20h44
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - LVMH a fait mieux qu'attendu au premier semestre, parvenant à stabiliser son résultat opérationnel malgré un environnement difficile, grâce aux performances de ses vins et spiritueux et de ses parfums et cosmétiques.

Dans un marché du luxe en panne de croissance, LVMH a signé de solides progressions en Europe et aux Etats-Unis, tandis que ses ventes sont restées stables en Asie et que la France, où il réalise 10% de ses ventes, a été touchée par la chute des flux touristiques liée aux attentas.

Au total, les ventes du numéro un mondial du secteur ont progressé de 3% à 17,2 milliards d'euros, contre les 17,1 milliards du consensus Inquiry Financial réalisé pour Reuters, tandis qu'à taux de change constants, elles ont augmenté de 4%, faisant légèrement mieux que les 3% attendus.

Le résultat opérationnel courant est resté stable à 2,959 milliards d'euros (consensus de 2,95 milliards) mais la rentabilité s'est dégradée de 50 points de base à 17,2%.

Les pertes de Donna Karan, Marc Jacobs et Berlutti ont pesé sur les marges de la division mode-maroquinerie, tandis que la rentabilité de Louis Vuitton, principal contributeur aux profits du groupe, est restée "très proche" de ce qu'elle était il y a un an, a précisé le directeur financier Jean-Jacques Guiony, lors d'une conférence téléphonique.

Le groupe, qui vient de vendre Donna Karan à l'américain G-III Apparel, a tenu à préciser que la marque Marc Jacobs n'avait nullement vocation à être cédée.

"Nous croyons dans le potentiel à long terme de la marque et nous sommes convaincus de pouvoir créer de la valeur avec elle", a dit Jean-Jacques Guiony.

Très surveillée, la mode-maroquinerie a agréablement surpris. La division qui loge Louis Vuitton est parvenue à signer une légère croissance de ses ventes (+1%) au deuxième trimestre, alors que les analystes anticipaient un recul de 1%.   Suite...

 
LVMH a vu sa performance opérationnelle stagner au premier semestre dans un environnement devenu difficile pour le luxe, plombé par la chute des flux touristiques en France où les attentats ont fait fuir la clientèle asiatique et américaine /Photo prise le 23 février 2016/REUTERS/Jacky Naegelen