Wall Street fléchit avec l'énergie, dans l'attente de la Fed

lundi 25 juillet 2016 22h16
 

par Yashaswini Swamynathan et Noel Randewich

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé dans le rouge la première séance de la semaine, dans le sillage des valeurs du secteur de l'énergie, victimes du net recul des cours pétroliers, et à la veille de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale.

Aucun changement de taux n'est attendu à l'issue de la réunion qui se tient mardi et mercredi mais certains professionnels, minoritaires, se demandent si la résistance des marchés au vote britannique en faveur du Brexit et si les bons indicateurs économiques américains récemment publiés ne vont pas amener la banque centrale à relancer les anticipations en vue de sa réunion suivante, en septembre.

Pour autant, les traders n'évaluent qu'à 14,7% la probabilité d'une hausse des taux en septembre et à 38,5% en décembre, selon l'outil FedWatch de CME Group.

Les cours pétroliers sont pour leur part tombés à leurs plus bas niveaux en deux mois et demi, la situation d'engorgement du marché pesant toujours sur le moral des traders.

L'indice Dow Jones a perdu 77,79 points (0,42%) à 18.493,06 points. Le S&P-500, plus large, a cédé 6,55 points (0,30%) à 2.168,48. Le Nasdaq Composite a laissé 2,53 points (0,05%) à 5.097,63.

L'indice S&P de l'énergie perd près de 2%, plus fort recul sectoriel de la séance. Neuf des 10 grands indices sectoriels du S&P-500 ont fini dans le rouge.

Les publications, cette semaine, des poids lourds high tech Apple, Alphabet, Amazon.com et Facebook seront scrutées, les investisseurs se posent des questions sur les valorisations déjà bien tendues du S&P après ses récents records. Ces quatre sociétés pèsent ensemble 7% de l'indice S&P et un cinquième du Nasdaq.

Sur les 125 société du S&P-500 ayant publié leurs trimestriels jusqu'à présent, 68% ont dépassé le consensus, soit plus que la moyenne habituelle de 63%, selon les données Thomson Reuters.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS