24 juillet 2016 / 12:57 / dans un an

GB-888 et Rank discutent fusion, William Hill dans le viseur

Le groupe de paris en ligne 888 Holdings et l'exploitant de casinos Rank Group ont annoncé dimanche unir leurs forces pour préparer une offre d'achat commune sur William Hill, le premier bookmaker britannique. /Photo prise le 21 juillet 2016/REUTERS/Peter Nicholls

(Reuters) - Le groupe de paris en ligne 888 Holdings et l‘exploitant de casinos Rank Group ont annoncé dimanche unir leurs forces pour préparer une offre d‘achat commune sur William Hill, le premier bookmaker britannique.

Dans un communiqué, les deux groupes expliquent que leur projet de fusion répond à une logique industrielle par la complémentarité de leurs opérations en ligne et en dur.

“Aucune approche formelle n‘a encore été présentée au conseil d‘administration de William Hill et il n‘y a aucune certitude qu‘une telle approche aura lieu”, soulignent-ils en réponse à une information du Sunday Times.

“De ce fait, il n‘y a aucune certitude qu‘une transaction aura lieu au bout du compte, et aucune certitude quant à ses modalités éventuelles.”

Un porte-parole de Rank a refusé de dire si 888 et Rank donneraient suite à leur projet de fusion dans l‘éventualité d‘un échec de la reprise de William Hill.

En vertu de la réglementation boursière britannique, le consortium formé par les deux sociétés a jusqu‘au 21 août pour présenter une offre ferme à William Hill ou renoncer.

Le Sunday Times rapporte dans son édition du jour que Rank et 888 discutent d‘une fusion qui donnerait naissance à un géant du jeu pesant deux milliards de livres (2,4 milliards d‘euros), potentiellement pour lancer une offre de trois milliards sur William Hill, qui vient de limoger jeudi son directeur général.

Un porte-parole de William Hill a dit que le groupe réagirait en temps voulu.

MAUVAISE PASSE POUR WILLIAM HILL

Un mariage entre Rank et 888 constituerait une nouvelle étape du mouvement de consolidation en cours dans le secteur du jeu et des paris en ligne, confronté à un durcissement de la réglementation et de la fiscalité.

William Hill, leader du marché britannique avec 2.370 officines de paris, avait impulsé le mouvement l‘an dernier en tentant de mettre la main sur 888 pour 720 millions de livres.

Le groupe s‘était toutefois heurté à l‘hostilité d‘un des principaux actionnaires de 888, l‘homme d‘affaires israélien Avi Shaked, qui a fait capoter l‘offre avec l‘aide de son frère Aaron Shaked.

Les deux frères ont fait de 888 l‘une des plus importantes plates-formes de paris en ligne au Royaume-Uni, offrant des paris sportifs mais aussi des jeux de casino et de bingo.

Rank, avec qui 888 s‘associe maintenant, est de son côté le premier exploitant de casinos et de salles de bingo en Grande-Bretagne.

Depuis l‘échec de l‘offre de William Hill sur 888, les bookmakers concurrents Ladbrokes et Gala Coral ont annoncé un projet de fusion de 2,3 milliards de livres qui, s‘il reçoit les autorisations nécessaires, détrônera le leader.

Deux autres acteurs du secteur, Paddy Power et Betfair, ont accepté en septembre d‘unir leurs forces.

888 de son côté avait conclu l‘an dernier le rachat de Bwin.party mais ce dernier s‘est finalement vendu à GVC Holdings au terme d‘un bras de fer marqué par plusieurs surenchères.

Avant sa tentative d‘OPA infructueuse sur 888, William Hill avait cherché à se développer dans les paris en ligne, développant une application dont le succès a été de courte durée face à une concurrence mieux organisée.

Les mauvaises performances des services “online” ont coûté sa place au directeur général James Henderson, remercié jeudi par le conseil d‘administration après seulement deux ans en poste.

L‘action William Hill a perdu 31% de sa valeur sur les 12 mois précédant l‘éviction de Henderson, touchant en juin un plus bas de trois ans pour une capitalisation ramenée à 2,75 milliards de livres.

Le titre 888 s‘est apprécié à l‘inverse de 29% sur la même période, lui conférant une capitalisation de 800 millions de livres, tandis que Rank a cédé 3% en Bourse sur un an pour une valeur totale de 935 millions de livres.

Véronique Tison pour le service français

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