La croissance chinoise devrait tomber à 6,5% cette année

jeudi 21 juillet 2016 09h45
 

PEKIN (Reuters) - La croissance économique en Chine devrait revenir à 6,5% cette année, soit le bas de la fourchette visée par Pékin, malgré une augmentation des dépenses publiques et un assouplissement de la politique monétaire censés empêcher un ralentissement plus marqué, montre une enquête de Reuters jeudi.

La baisse des exportations et d'importantes surcapacités industrielles continuent d'handicaper la deuxième économie mondiale, obligeant les autorités à multiplier les mesures de soutien à l'activité et à l'emploi tout en évitant de nouvelles difficultés liées à l'accumulation des dettes.

"L'économie reste confrontée à des problèmes structurels, parmi lesquels une offre excédentaire dans l'immobilier et des surcapacités. Les politiques de soutien à l'investissement ne sont pas infinies et la croissance économique finira par repartir à la baisse", expliquent les économistes de Nomura dans une récente note d'analyse.

La médiane des prévisions des 60 économistes interrogés par Reuters sur la semaine écoulée donne une croissance de 6,5% en 2016 - la plus faible depuis 25 ans - avant un nouveau ralentissement à 6,3% en 2017 avec l'atténuation de la reprise du marché immobilier observée cette année.

Les prévisions sont inchangées par rapport à l'enquête similaire menée en avril.

La plus haute des prévisions recueillies est de 6,8% pour cette année et la plus basse de 6,0%.

Le gouvernement chinois s'est fixé pour cette année un objectif de croissance de 6,5% à 7%. En 2015, le produit intérieur brut (PIB) avait progressé de 6,9% et au deuxième trimestre de cette année, la croissance a été de 6,7% en rythme annuel, un chiffre légèrement meilleur qu'attendu mais sans changement par rapport à celui des trois premiers mois de l'année.

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Shanghaï, chantier de construction d'immeubles d'appartements. La croissance économique en Chine devrait revenir à 6,5% cette année, soit le bas de la fourchette visée par Pékin, malgré une augmentation des dépenses publiques et un assouplissement de la politique monétaire censés empêcher un ralentissement plus marqué, montre une enquête de Reuters jeudi. /Photo prise le 21 mars 2016/REUTERS/Aly Song