Casino accélère au 2 trimestre grâce au Brésil

mercredi 13 juillet 2016 08h54
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Casino a vu sa croissance organique accélérer le pas au deuxième trimestre grâce à un redressement de sa filiale brésilienne d'électronique grand public, qui a permis de compenser un ralentissement de la dynamique en France.

Les ventes du distributeur ont totalisé 9,96 milliards d'euros, accusant une chute de 7,0% en données publiées, pénalisées par la baisse du real brésilien.

A taux de change constants, hors essence et effets calendaires, elles ont progressé de 3,8%, après une hausse de 1,5% au premier trimestre, et de 1,8% à magasins comparables.

En France (48% du chiffre d'affaires), les ventes se sont détériorées, pénalisées par une mauvaise météo et les grèves du printemps. La croissance organique a ralenti à 1,2% et les ventes à magasins comparables ont grappillé 0,2%, après une hausse de 1,5% au premier trimestre.

"Le trimestre a été affecté en France par des éléments exogènes et Casino a fait mieux que le marché", a tenu à souligner Antoine Giscard d'Estaing, directeur financier du groupe, lors d'une interview téléphonique à Reuters.

Il s'est refusé à tout commentaire sur les objectifs du groupe en France pour l'ensemble de l'année, particulièrement surveillés par le marché compte tenu du poids du pays dans les résultats du distributeur, qui a cédé ses très rentables actifs asiatiques pour se désendetter.

"Je ne suis pas fébrile", a-t-il simplement répondu à la question de savoir si Casino confirmait sa prévision de croissance organique de 1,5% sur l'ensemble de l'année, niveau jugé nécessaire pour parvenir à l'objectif fixé de résultat opérationnel courant de plus de 500 millions d'euros en 2016.

Des indications sont attendues lors de la présentation des résultats semestriels du groupe, le 29 juillet.   Suite...

 
Casino affiche un chiffre d'affaires en hausse au deuxième trimestre en données organiques, grâce à une accélération au Brésil qui a compensé un ralentissement de sa dynamique en France. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen